POV GustavPendant que Bill et Tom avaient disparu dans le dédale des couloirs, Georg et moi étions restés près de la porte, mais assez prudemment loin au cas où David sortirait en l'ouvrant sauvagement - nan, mais on n'a pas envie de se prendre une porte, quoi.
Et la suite des évènements nous donna raison, puisque David est en effet sorti en faisant claquer la porte contre le mur. Il nous a regardé, a cherché les jumeaux des yeux, a poussé un long soupir, a prit un air profondément résigné et s'est assis par terre.
Et on est comme ça à attendre depuis bien un quart d'heure. Personne ne dit rien, on va mourir d'ennui si ils ne reviennent pas bientôt. Ah, me voilà exaucé - presque - puisque Bill apparait dans notre champ de vision. Si on s'inquiétait pour sa sensation de culpabilité, sa conscience et tout on peut être rassurés, puisqu'il n'a pas l'air le moins du monde de se sentir coupable. Je ne sais pas vraiment s'il faut s'en réjouir ou non.
Il s'arrête à quelques mètres de nous et regarde la chose par terre qui le regarde aussi. Bill lève les yeux au ciel et va s'accroupir devant David affalé.
" - Pardon. Voilà. Heureux ? "Non, apparemment pas vraiment, puisqu'il pousse une nouvelle fois un long soupir. On dirait que c'est devenu son seul et unique moyen d'expression. Pauvre David exaspéré.
En attendant Tom n'est toujours pas là, donc on peut toujours pas partir, donc Je décide de demander à Bill dans quel placard il a séquestré son frère et pourquoi.
" - Qu'est-ce qu'il glande Tom ?
- Oh...Il ne devrait pas tarder. Normalement. Je pense.
- Ah. "Alors comme aucun de nous n'a mieux à faire, on s'assied tous par terre pour l'attendre. Mais on ne reste pas comme ça longtemps puisqu'effectivement Tom ne tarde pas à nous rejoindre.
Il a l'air un peu bizarre. Peut-être qu'il était
vraiment enfermé dans un placard. Je me sens con. je pense n'importe quoi. Je crois que je devrai m'éloigner de Georg. J'attrappe son virus. Bientôt j'aurai plein de cheveux, il faut vraiment que je fasse attention. Bref, Tom reste debout en attendant qu'on réagisse, il regarde Bill et celui-ci sourit en coin. Aha ! Bon, d'accord, j'arrête avec ce placard.
On se lève presque syncro, sauf que David a du mal, ah évidemment il est plus tout jeune...Hum. Il faudra que je ne lui dise pas, je pense que ça le vexerait.
[...]
Le chemin de retour à l'hotel s'est fait dans un silence presque total. A part que Georg essayait de temps en temps d'engager vaguement la conversation, mais ses efforts ne menèrent à rien puisque même Tom ne réagissait pas - il est complètement dans les vapes.
Et nous sommes de retour [
pour vous jouer un mauvais tour ! La team Rocket, plus rapide que la lumière, rendez-vous tous, ou bien ce sera la guerre ! Miaous, oui, la guerre ! ]. Ce n'est pas une surprise, David nous dit qu'il nous attends dans le salon - numéro on sait pas combien, je suppose qu'on devra se démerder pour le trouver - dans cinq minutes parce qu'il doit nous parler. Aussitôt dit qu'il est déjà parti en sortant en même son portable de sa poche d'un geste qui traduit son expérience. Il va sans doutes appeler Benjamin. Ah, j'aimerai pas être à sa place.
Comme nous ne sommes pas à sa place, on prend l'ascenseur et on monte vers les chambres. Dans l'ascenseur, Bill nous regarde tous à tour de rôle comme s'il attendait que quelqu'un dise quelque chose, mais personne n'ouvre la bouche, et il se contente de remuer frénétiquement ses doigts. Quand on arrive à l'étage, il sort le premier et court presque vers sa chambre. Tom part derrière lui. Oui, parce que c'est
leur chambre. Moi aussi je serai inquiet si Georg partait très vite vers la chambre. Je me demanderai ce qu'il aurait encore pu inventer pour que cette chambre devienne invivable.
" - Quoi ? demande-t-il parce que je le fixe avec un regard désespéré.
- Rien, rien ", répondai-je en toute honnêteté.
Tandis qu'on se dirge lentement, calmement, comme des personnes normales et posées, les seules ce groupe où nous avons le plaisir de compter pour membres deux hystériques, on croise Tom qui s'est changé très vite et a l'air de prendre la fuite. Comme il nous voit il a d'abord l'air surpris - certainement qu'il ne pensait pas que nous marchions aussi posément - puis il essaie de se ressaisir, sourit et continue son chemin en marchant normalement.
Tout ceci est suspect, mais les cinq minutes se sont déjà largement écoulées alors il serait peut-être temps de prdre notre digne démarche de sénateurs et de courir. Ce que nous faisons.
Nous sommes d'ailleurs si efficace que nous n'arrivons qu'avec cinq minutes de retard dans le salon où nous attendent David et Tom. Quelle surprise, Bill n'est pas encore arrivé. Oui, eh ben il faut qu'il remue son cul parce que si on ne peut pas aller glander dans nos chambres où ailleurs au lieu de se faire engueuler c'est à cause de lui. Pas qu'on lui en veuille, mais il pourrait faire un effort.
Des pas se font entendre dans le couloir, et d'un coup on est tous aux aguets. S'il fallait faire un ordre de ridicule dans cette position d'attetente ce serait Tom, puis David, puis moi et enfin Georg - qui n'a pas l'air de se sentir très concerné par tout ça.
Bill entre alors et nous regarde en haussant le sourcil [
LE sourcil nerveux *O* ] et l'air de penser que nous sommes tous cinglés, ou débiles, peut-être même les deux.
Ah, il faut l'excuser d'avoir mis du temps, il devait se remaquiller. Evidemment. Suis-je bête.
Il s'assied à l'autre bout du canapé qu'occupe Tom et sourit une nouvelle fois bizarrement en le regardant. Ah, mais que se passe-t-il ! S'agit-il d'une private joke dont nous sommes exclus ?
Mais je n'ai pas le temps de plus me poser cette intéressante question car David prend la parole. Bonne idée, plus vite il commencera, plus vite ce sera fini.
" - Bon. D'abord, Bill, je suis ... mécontent, voilà, t'es vraiment ch...embêtant quand tu t'y mets et je compte sur toi pour que ça ne se reproduise plus. Oh, il est drôle à essayer de ne pas être vulgaire, il bute sur tous les mots. Dans le fauteuil opposé, Georg se retient tant bien que mal de rire. Bill a l'air de vouloir dire quelque chose mais David enchaîne vite - évidemment pour le couper dans son élan.
Voilà. Sinon, j'ai eu Benjamin et nous avons discuté.- De quoi ? demande Bill, profitant d'un espace vide pendant qu'il reprenait sa respiration. Il lui lance un regard noir mais fait l'indifférent.
- Et nous avons convenu que nous pourrions peut-être....Que nous allions, oui, bon, on a pas vraiment le choix donc...Enfin assouplir votre ligne de conduite.
- En clair ça vous emmerde pas que je fasse mon coming-out ? s'exclame Bill sans y croire et l'air désabusé.
- Si, justement. Donc, nous pensons qu'on pourrait vous autoriser plus de liberté dans certains domaines pour éviter ce genre de débordements. D'accord ? "Personne ne répond. On attend la suite. On ne nous fait pas de concessions sans qu'il y ait une contre partie derrière. Je me demande - et je ne suis pas le seul - ce qu'ils ont à nous faire faire qu'ils savent que nous risquons de ne pas apprécier pour faire ça. [
Comment c'est trop clair comme phrase T_T" ]
Vu l'air un peu moins sur de lui qu'il prend maintenant - peut-être à la fois à cause de nos regards insistant et de ce qu'il va dire - j'ai raison. C'était pas dur à deviner.
" - Bon, ensuite...Vous savez que dans quelques jours ce sera --
- Notre anniversaire, terminent les jumeaux d'une voix lasse.
- Oui, bon et...Enfin...Il faudrait qu'on organise quelques choses avec des fans.
- Plutôt crever, fut la réaction immédiate de Bill.
Comme il a assez bien exprimé ce qu'on pense tous, on s'abstient d'ajouter quoi qu ce soit et on laisse Bil se débrouiller tout seul comme un grand avec ses idées arrêtées et David.
Je suis certain qu'il fera ça très bien. Bon, David n'est pas surpris, hein, y a pas de quoi l'être de toute manière, à mon avis il savait avant même d'ouvrir la bouche ce qu'il allait dire. Pauvre Bill tout prévisible.
" - Tu veux pas y réfléchir deux minutes ?
- Mais c'est tout réfléchi.
- Bill, c'est pas la mort de faire une fête ridicule avec quelques fans, on n'a pas dit qu'on allait toutes les embarquer et vous forcer à passer la soirée avec elles quand même !
- Je veux pas d'une bande de tarées en train de piailler pour immortaliser ma majorité.
- Ah. Est-ce que tu te rends compte qu'elles attendent que quelque chose comme ça soit organisée ? Et surtout que ces grâce à ces personnes dont tu ne veux pas entendre parler que tu es là où tu es aujourd'hui ? Que sans elles tu n'es quand même pas grand chose ? "Aouch. Là il est pas sympa quand même. Il sait qu'il peut avoir Bill comme ça. D'ailleurs il a l'air choqué, ensuite triste, et puis on voit l'ombre de la défaite passer sur son visage. Il déteste cette idée qu'il n'est presque rien. D'autant qu'il est assez grand pour le penser tout seul, mais je suppose que ça doit lui faire plus de mal quand c'est quelqu'un d'autre qui le lui dit.
Il serre les lèvres, foudroie David du regard, mais il a perdu.
" - D'accord, d'accord. Mais pas trop. Pas plus de vingt. Même moins si c'est possible. Et arrangez-vous pour qu'elles aient plus de seize ans. Ca vaudrait rien cet anniv si je peux pas me bourrer la gueule pour oublier...tout. "Voilà, et donc David est satisfait, il va pouvoir dire à Benjamin qu'il a une nouvelle fois remporté une victoire sur nous, et ça lui évitera de se faire encore insulter. Parce que Benjamin n'est pas tendre quand les choses ne vont pas comme il veut.
Bill a l'air très énervé. Ca se comprend.
Il se lève et sort. On le suit du regard. david nous dit qu'on peut y aller, et qu'on fait ce qu'on veut pour le dîner et le reste. Super, je suppose que c'est notre récompense pour avoir accepté.
Parfois j'ai l'impression qu'ils nous prennent vraiment pour des gamins. Ou pire. Que hop on nous met une récompense sous le nez et qu'on oublie. Je ne suis pas sur qu'on fonctionne réellement comme ça. Personne ne marche comme ça.
[...]
POV BillBen voilà, il doit être onze heures et on est déjà rentrés. C'est un peu ma faute, je crois. je suis de tellement salle humeur que sans les efforts désespérés de Georg et Tom il y aurait vraiment eu une ambiance de merde au dîner. Je suis chiant, en fait.
je remarque ça, comme ça. C'est horrible, je suis certainement l'un des mecs les plus insupportables du monde, et j'ai quand même des gens qui m'aiment. Le monde est assez mal foutu. Gustav et Georg disent quelque chose que je n'entends pas. Comme je suppose que c'est un truc du genre
"Bonne soirée" ou
"Bonne nuit", je souris et fait un vague signe de la main.
Je suis Tom. Il parle beaucoup plus quand on est pas seul tous les deux. En même temps plus que pas du tout c'est pas très difficile. J'ai dit vraiment plein de choses idiotes tout à l'heure. Mais je m'en moque, parce que j'étais dans ses bras.
J'arrive pas à croire que je me suis laissé faire pour cette connerie de fête d'anniversaire. Décidemment, plus les 18 ans approchent, plus les choses se passent mal. Freiheit mon cul, oui. Plus le temps passe, plus je me sens prisonnier. Tout ce qu'il me reste, c'est Tom et TH. Le reste, ce n'est pas à moi. Rien. Et d'ailleurs, je n'en veux pas.
J'avais pas fait attention, mais on est déjà dans la chambre, et personne n'a toujours prononcé aucune parole.
Je passe me démaquiller à la salle de bain et quand j'en ressors rien n'a changé.
L'atmosphère craint. Tom est immobile au milieu de la chambre. Il attend quelque chose. Mais quoi exactement ? je suis sur qu'il ne le sait pas lui-même. Mais moi, ce que je veux, je le sais, tellement bien que je n'ai aucune hésitation concernant la marche à suivre.
La pièce est faiblement éclairée par une lampe sur une commode. Cette semi-pénombre est assez engageante, même si je n'ai pas besoin d'être plus encouragé.
Je marche lentement, juste pour qu'il m'entende, qu'il me sente arriver. Il se crispe un peu mais moi je frissonne. Puis brusquement je me colle contre son dos.
" Je t'aime. " Je respire son parfum, je savoure le contact, et il se détend.
" J'ai envie de toi. Toi tout entier. Rien que pour moi. " Tout va bien, je n'aurai même pas l'impression de le forcer.
Je déplace quelques dreads et embrasse sa nuque découverte. Je sens le frisson qui le parcourt et j'adore ça. Je glisse mes mains sous son ample T-shirt et entreprend une exploration de sa peau en mordillant son lobe d'oreille. Pour l'instant, j'ai l'impression qu'il hésite. Il faudrait qu'il réagisse un peu plus, c'est tout de même mon frère le Don Juan ultime, hein - bon d'accord, il Don Juante des filles. Et alors ?
Je regarde où est le lit. Pas loin. Tout est parfait, sauf mon Tom qui refuse de s'abandonner. Il m'énerve...Il m'énerve tellement que je m'enlève de derrière lui pour venir savament me coller à lui de face, l'embrassant fougueusement et appliquant hardiement mon bassin contre le sien.
Ah, quand même, il répond. C'est même mieux que ça. Il embrasse merveilleusement, il est doux, il met fantastiquement bien ses mains sur mon cul, sa langue descend mon cou et un gémissement franchi mes lèvres que j'avais tenté jusque là de faire taire.
Il me soulève et je l'aide en enroulant mes jambes autour de lui pendant que mes mains se crispant parfois dans son dos lui impriment des marques d'ongles. J'espère fugitivement que ça ne fait pas trop mal mais j'oublie peu après comment penser parce qu'il me laisse choir sur le lit en se positionnant au dessus de moi. Ah évidemment, les "hétéros", ça a l'habitude de dominer. Cependant je n'ai pas l'intention de me plaindre. Il fait ce qu'il veut. Il
me fait ce qu'il veut.
Il n'hésite pas longtemps et soulève mon T-shirt par le bas [
naaaaaan tu veux qu'il te le soulève par où ? ] en remontant peu à peu tout en couvrant ma peau de baisers au fur et à mesure de sa si délicieuse - et si frustrante par sa lenteur - progression. Il s'arrête sur mon téton droit et je m'accroche violemment à ses épaules.
Finalement il m'enlève mon T-shirt et l'envoie valser. Il attrappe mes poignets et me plaque d'une main les bras en arrière [
Putain, est-ce que quelqu'un voit ce que je veux dire ? Bon, je détaille au cas où : Bil il a les bras en arrière - càd au dessus de sa tête et il est allongé, vous suivez ? Et Tom il l'a mis comme ça en lui croisant les poignet et il les tient d'une main. Si vous voyez toujours pas...ben j'y peux rien u_u" ] et m'embrasse, son autre main se balade sur mon ventre, s'attarde sur l'étoile puis s'aventure vers ma ceinture.
Là, je dois réagir, il n'est même pas question qu'il garde ce T-shirt qui me sépare honteusement de lui. Au prix d'un effort surhumain je dégage mais bras, Tom surpris cesse son baiser, je me redresse et me ressaisis de ces lèvres qu'il avait cru pouvoir m'enlever, passe mes mains sur son torse et enlève rapidement cette ignoble barrière de tissu - qui, mis à part qu'elle m'empêche de le sentir tout contre moi n'a rien d'ignoble.
Je le regarde dans les yeux en essayant d'exprimer par ce regard tout mon désir, mon amour, et l'envie que j'ai de lui, et aussi qu'après cette brève interruption il peut reprendre où il en était.
Il était très bien parti. Il sourit et me ralonge, reprend mes poignets que je lui cède de bonne grâce [
en entrant dans la chambre, Bill a posé ses mille et uns bracelets ]. Il passe sa main sous mon jean et trouve sans difficulté mon membre tendu. Mon corps s'arque quand il passe sous mon boxer. Il libère mes bras et mes lèvres, descend le long de mon cou, embrasse mon ventre puis défait ma ceinture. Je m'agrippe aux draps et il ouvre le bouton. Je me mords les lèvres et il défait la fermeture. Il descend lentement mon jean d'une main et le laisse tomber au pied du lit, puis remonte vers moi, plonge ses yeux dans les miens. Je me soulève et l'embrasse passionnément, fermant mes bras autour de son cou. Ses dreads me caressent le visage et le cou.
Je caresse ses épaules de la main droite, puis je m'extrait de sous lui et m'agenouille, j'embrasse brèvement ses lèvres puis met mes mains dans son baggy qui apparemment ne demande qu'à tomber plus bas. Il est exaucé et Tom agite les jambes pour qu'il vire définitivement de là.
On se regarde un peu, on se détaille. On se découvre. Alors qu'on se connait si bien.
Mais moi, je n'ai pas envie de patienter encore trop longtemps.
Un
" Tom..." suppliant s'échappe de mes lèvres entrouvertes.
Il me sourit et approche ses mains de mon cou pour détacher mes colliers. Je sens son souffle, je sens sa peau, je le sens si près de moi. C'est si délicieux et insupportable. Il les dépose par terre et se colle à moi en s'agenouillant au dessus de mes jambes [
là encore, vous voyez ou pas ? ], m'embrasse le front, passe ses mains dans mes cheveux.
Puis enfin ses mains descendent, passent dans mon boxer par derrière et le descendent.
C'est bizarre, je rougis. Je ne rougis jamais d'habitude. Peut-être que c'est parce que je l'aime. Je l'aime...Je dois avoir plein d'étoiles dans les yeux, là. J'y peux rien moi si je suis heureux.
Je vois qu'il commence à être moi sur de lui. Normal, et oui mon Tom chéri, les garçons ça ne fonctionne pas tout à fait comme les filles sur ce plan-là. Enfin, je dois l'aider. Je vais m'appliquer.
Je l'embrasse dans le cou tout en passant mes mains sur son sexe [
Aaaaaaaah sexe *love* bref. Nan, ce que je veux dire c'est que je refuse d'écrire "virilité". J'aime pas. Voilà, vous pouvez recommencer à lire. ] à travers le tissu. Il résiste, saleté, allez, c'est pas honteux de gémir...Mais ça me motive plus, si j'en avais besoin.
Donc, je considère que ce tissu aussi est superflu et je l'enlève doucement, en prenant bien mon temps et en m'appliquant à ce que Tom ne puisse plus se retenir. Ca marche et j'adore cette voix.
Je plaque mon torse au sien, gardant une main sur son bas-ventre, l'autre se frayant un chemin parmi ses dreads, et je l'embrasse encore et encore. Tant et si bien qu'un filet de salive coule le long de sa joue [
Aaaaaaaaah *bave* - vous remarquerez que 'salive' ça fait un peu mieux que 'bave' ] . Doucement je le tire vers moi pendant que je m'alonge.
" Tom...Tu vas me faire attendre encore combien de temps comme ça ? J'en - peux - plus ... " dis-je d'une voix entrecoupée de soupirs parce qu'il semble avoir compris et que ses caresses sont délicieuses. Il se penche sur moi et j'en profite pour lui sussurer quelques obscénités pleines de tendresse. Je caresse sensuellement et embrasse son torse en attendant qu'il triomphe de ses incertitudes futiles.
Je me cambre quand il introduit - certes prudement - un doigt en moi. Puis deux. je m'accroche à lui, je le respire, je le savoure, je m'imprègne de son être. N'empêche qu'il s'y prend drôlement bien. Mais où a-t-il appris tout ça ? Tom, es-tu vraiment hétéro ? Oui, bon, la réponse est évidemment non. Merde. je vois pas ce que je fous à me poser des questions à la con dans un moment pareil.
Je l'embrasse et m'arrange pour que le chemin soit simple à suivre. Allez Tomi, tu veux quoi, une pancarte ? Un plan peut-être ?
Et avec une infinie douceur et une infinie prudence il me pénètre enfin. Oh, je ne voudrai pas penser vulgairement mais elle est d'une taille respectable, je trouve.
En quelques mouvements du bassin je l'amène plus profond en moi et je me pends à son cou [
remarque : ce lemon est géant - I mean : long =p ], murmurant des
"je t'aime" passionnés.
En quelques baisers et caresses bien placées - eh ouais j'ai appris mes zones érogènes, moi - il perd sa retenue et ses coups de reins deviennent nettement plus vigoureux et assurés.
Si je me contentais au début de soupirer et gémir, je suis depuis longtemps passé au petits cris, et maintenant je doute qu'il y ait une seule personne dans tout l'hotel qui ne m'entende. [
Eh oué, mais on s'en fout. ]
Tom n'est pas en reste mais il semble que ma puissance vocale soit supérieure à la sienne.
Par contre ses hanches ont une puissance qui est indéniable et je ne pense pas qu'il se passe encore longtemps avant que ma jouissance n'atteigne ses sommets.
Je réalise que l'amour c'est plus important que je ne le pensais, même en matière de cul. Il y en a des bien plus expérimentés qui me sont passé dessus, mais jamais je n'ai ressenti une pareille volupté [
vive le dictionnaire des synonymes ].
" Hannnn...T...Tom...Hn ! Tom ! Tom ! Hann ! " [
admirez les onomatopées choisies avec soin et amour, et surtout bon goût - je reste modeste ] Je ne crie plus, j'hurle. Je ne sais pas comment mes cordes vocales et nos tympans résitent à ça.
Mes mains dérapent soudain sur son dos alors qu'il se redresse. Le sentir ainsi fait s'effondrer toutes mes résistances et nous jouissons alors presque simultanément. Il se laisse doucement retomber sur moi et je l'enlace - remarquant par la même occasion que je lui ai bien amoché les épaules, les griffures et les marques d'ongles ne se comptent plus.
Il bouge mais je murmure
"Reste un peu", et il m'embrasse.
Sa peau contre la mienne. Il est en moi. Il est
à moi. Et surtout je suis sien. En cet instant nous sommes soudés aussi bien mentalement que physiquement - si seulement cet instant durait toujours. Mais rien ne dure jamais éternellement et je le sais.
Il me quite et s'allonge à mes côtés. Je me rapproche et pose mes lèvres sur son cou. J'aspire. Doucement puis passionnément. Je les enlève et observe mon oeuvre.
Magnifique suçon. Ma marque. Quoi qu'il y a des traces de mon passage ailleurs sur son corps, mais je trouve que ça marque bien ma possession.
Je lèche ses lèvres et il m'embrasse fougueusement - enfin avec la fougue qu'il lui reste.
On reste environ dix minutes enlacés, ou peut-être plusieurs heures, ou même une éternité. je ne veux pas entendre pareler d'unités de mesure concrète. Le bonheur, ça ne se mesure pas.
Et c'est surtout éphémère, volatile, insaisissable, et incroyablement traître.
Tom déserre son étreinte. J'en profite pour me glisser vers le bord du lit et chercher des yeux mon boxer. Je le trouve, m'en empare et le mets. Je me retourne vers lui et remarque qu'il a eu la même brillante idée. Tiens, on a tout salopé les draps. Tant pis. Pourquoi est-ce que je cherche à détourner mon attention de Tom, déjà ? je le regarde à nouveau. Il y a quelque chose qui ne va pas. Je le lis sur son visage. Mon coeur se serre avant même qu'il ait ouvert la bouche.
Et sa voix s'élève alors pour annoncer la sentence.
" Bill...Je me demande si...on n'aurait pas fait...une erreur.
- Pardon ?"POV TomJe n'aurai pas du dire ça. Je ne sais même pas si je le pense vraiment.
Mais la réaction de Bill est normale, prévisible et prévue, et surtout justifiée. Il me foudroie du regard, je vois qu'il est au bord des larmes et il agrippe le drap pour ne pas trembler.
" - Tu peux répéter ? Sa voix...je ne sais pas si elle est brisée parce qu'il a trop hurlé ou parce qu'il ravale ses larmes.
- Je...je crois qu'on s'est...qu'on a...commis une erreur.
- Tu te fous de moi ou quoi ? Comment il fait pour pouvoir encore crier ?
Tu sais combien d'années je t'ai attendu ? Tu sais combien de temps j'ai espéré ? Toutes les fois ou j'ai été désespéré ? A quel point j'ai pu souffrir ? Et mes nuits sans sommeil, tu peux les immaginer ? Si c'était pour me faire ça après, il valait peut-être mieux contrôler tes pulsions ! Je sais pas si t'es au courant, mais j'ai un coeur, moi ! Je regrette. Mais je ne sais pas ce que je regrette. De lui avoir fait l'amour ou d'avoir dit cette connerie. C'est un peu tard pour me poser la question.
Je me casse. "Il s'habille en vitesse et sort effectivement. Mais il revient cinq minutes plus tard, l'air pas vraiment dépité mais plutôt de quelqu'un qui se sent ridicule. Certainement parce qu'il se sent ridicule car il est effectivement un peu ridicule, là. Il va vers son lit.
" J'suis con, on a pris une chambre à deux. Je peux même pas te fuir. "Ne le dis pas. Ne dis pas que tu veux me fuir, même si ça doit être la vérité. Ne me dis pas que tu m'en veux, même si tu dois forcément m'en vouloir.
Ne me dis pas à quel point je te déçois, parce que je le sais trop bien.
Et il ne dit rien. Mais c'est moi qui suis ridicule, à l'implorer mentalement de ne pas me rendre triste alors que je viens de marcher impunément sur son coeur. Et ce qu'il en reste doit me haïr.
C'est plus fort que moi, il faut que je parle.
" - On est allé trop vite...on ne --
- Trop vite !? Putain dis pas n'importe quoi ! C'est pas comme si on avait une relation fraternelle "normale", Tom ! Et depuis longtemps ! Ca a toujours été plus qu'ambigu ! Alors arrête de te chercher...je sais même pas quoi d'ailleurs ! T'es vraiment c --
- Bill...je --
- Non mais tais-toi. Je veux pas t'entendre. Et dis pas quelque chose que tu pourrai encore regretter, puisque t'es pas foutu d'assumer. A cause de tes conneries...j'vais dev'nir dingue, moi.
- Bill...je t'aime. Pardon.
- ... T'as pas entendu ou t'as pas compris ce que je viens de te dire ? Il était allé éteindre la lampe et me tournait le dos. De la lumière filtre à travers la fenêtre - éclairage nocturne - et je vois qu'il est subitement retourné.
Dis - pas - n'importe - quoi.
- Mais c'est PAS n'importe quoi. eh oh, je croyais que tu m'aimais ! Ca devrait de faire plasir que ce soit réciproque, non ? Tu veux QUOI exactement ?
- Je...oui...je...M...mais..."Et merde, je voulais pas le brusquer. Oui, enfin c'était déjà complètement raté de ce que côté-là. Il ne sait plus quoi dire, il est encore paumé. Décidemment Bill est assez instable côté humeur ces temps-ci. Et là c'est de ma faute. Si ça se trouve le reste du temps aussi d'ailleurs, puisque lui contrairement à moi il s'est avoué ses sentiments depuis longtemps. Totalement.
Merde, je me sens coupable, là.
" - Je sais pas, je sais pas ! Je t'aime, et c'est tout ce que je sais, moi ! Ajoute pas un nouveau problème Tom...Aide-moi, au lieu de ...
- D'accord, d'accord...Je descends de mon lit et m'avance vers lui.
Calme-toi. Je le prends dans mes bras et je lui murmure tout ce qu'il me passe de tendre par la tête, en essayant de ne pas envisager de conséquences. Sa respiration se calme peu à peu. Alors je dis
"Je t'aime" et à mon grand désarroi ses épaules se mettent à trembler et son souffle irrégulier annonce ses larmes.
" Bill..." Mais il ne peut pas s'arrêter. Il "tombe" par terre lentement, je le soutiens et entoure ses épaules de mes bras. Putain, on voit rien...
Je le lâche - c'est douloureux - et me dirige vers là où je crois vaguement me souvenir que se trouve l'interrupteur. la lumière principale s'allume, et après le faible éclairage de la lampe et l'obscurité c'est très agressif pour les yeux. Je me retourne, Bill est toujours par terre, position oeuf.
Je me place devant lui et soulève son visage d'entre ses bras. Oh punaise, j'avais pas fait gaffe avant mais il a des cernes énormes. Ses yeux brillants et rougis me feraient faire n'importe quoi, alors je baisse les miens.
" Tu dors pas ? "Il me regarde d'abord sans comprendre puis met ses mains devant ses yeux. Vu la gueule que ça lui fait, ces cernes, ça doit faire bien plus d'une semaines qu'il a pas eu ses six heures de sommeil. Si on me dit que ça aussi c'est ma faute, je vais finir par penser que je suis un mec ignoble.
Bon, au moins je comprends mieux le point auquel il était sur les nerfs ces temps-ci.
" - Depuis combien de temps ?
- Je sais pas..."Mais comment est-ce qu'on peut être désirable avec une pareille tête de déterré ? Y a que lui qui en soit capable, hein ?
Il retire ses mains de devant ses yeux et me lance un regard implorant. Mais il implore quoi ? Je n'ai pas envie de comprendre. Je ne veux pas qu'on ait besoin de moi, je ne suis pas capable d'être là pour quelqu'un, même si j'en ai tellement plus qu'envie.
" - Ecoute Bill...Désolé mais je peux pas.
- Tu peux pas QUOI !? Je t'ai encore rien demandé ! s'exclame-t-il - très fort. S'il peut parler demain, ce sera un miracle.
- Non mais...Tu sais, je t'aime, c'est pas le problème...
- Parce qu'il y a un problème ?
- Mais...je ne peux pas...T'es mon frère, merde ! Putain...C'était pas ce que je voulais dire. je ne le pense pas. pas moi. Pourquoi j'ai dit ça ?
- Et alors ? Son regard s'est durçi, j'ai vraiment dit une connerie.
En fait t'as juste PEUR ? Mais de quoi ? Du qu'en dira-t-on peut-être ? Mais bordel Tom ! J'ai pas besoin de l'approbation de qui que ce soit ! J'ai pas besoin des "autres" ! J'ai juste besoin de TOI.
- Je...C'est vrai que vu comme ça, rien ne m'empêche de faire ce dont je crève d'envie. Mais qu'est-ce que je veux, moi, exactement ? Et ce que je ne veux pas, c'est quoi ? Apparemment, je veux pas être heureux. mais j'aimerai tant que Bill, lui, le soit. Je suis un idiot. Un imbécile. "Vraiment con".
Bill me regarde et a l'air profondément déçu. Il a de quoi l'être. Je suis nul.
" Je vois. de toi aussi, j'attendais mieux. Ne compte pas que j'essaie de te faire changer d'avis. Je suis certain que j'aurai pas de mal, mais je préfère attendre. Attendre que tu sois capable de faire quelque chose de bien avec autre chose qu'une guitare ou ta queue. [ La phrase que je liebe <3 ] Qui sait, peut-être qu'un jour tu te rendras toi aussi compte que c'est horrible, l'attente. "Je ne trouve rien à répondre, d'ailleurs il n'y a rien à répondre. Parce qu'il a raison d'un bout à l'autre.
Il se couche et éteind la lumière. Moi je remonte sur mon lit et je sais bien, déjà, que même si c'est lui qui étouffe tant bien que mal ses pleurs dans son oreiller, c'est moi qui craquerai le premier.
Et je m'endors en respirant son odeur, des remords plein mon coeur.
[
J'aime bien mes quelques phrases de fin <3 ]
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Et voilà, fin du chapitre 4, qu'avez-vous pensé de mon humble premier lemon de cette fic ? Soyez honnêtes ^^. Enfin bref, il était long et par conséquent long à mettre en page. J'ai souffert.
Alors ben...Commentez, quoi.
Sinon, j'ai lu quelque part sur le net que le soir de leur anniversaire, Bill - sans doutes aidé par la boisson - aurait effectivement fait son coming-out à travers un message sur le myspace de TH, mais malheureusement le message a été supprimé très vite.
Hum hum...C'est intéressant, je trouve.
Enfin, info ou intox ? ben j'sais pas, hein.
Mais si c'est de l'info c'est quand même désespérant.
Les hétéros merveilleusement beaux seraient bel et bien une espèce en voie de disparition.
<3
Alles Gute zum Geburtstag Gustav !
En retard, évidemment.
Je voulais le poster hier ( le chapitre ) pour être bien au bon moment, mais j'ai eu la flemme u_u".
Bah, c'est l'intention qui compte.
Alles Liebe
Kanha