Intro

Intro
HallO LeutE !

J'ai pris la résolution [ très solennelle ] d'écrire une fic.
Je vais même essayer de trouver le courage de la continuer, et mieux de la finir. Pour l'instant je suis motivée alors ça va et je suis courageuse, pleine de détermination et d'espoir.

Cette fic est une fiction yaoi, c'est à dire qu'elle présente une histoire d'amour entre deux hommes.
Elle porte sur Tokio Hotel et plus précisément sur Bill et Tom, donc c'est du désormais plutôt "commun" twincest Kaulitz.

Petit lexique :

Yaoi : romance homosexuelle
Lemon : acte sexuel détaillé
Lime : // non détaillé
POV : Point Of View, c'est à dire que l'histoire et racontée du point de vue d'un des personnages qui d'exprime en disant "je". Ce qui n'est pas POV est narratif = point de vue externe - omniscient.

Guide des couleurs :
# Bill # - " - Bill "
# Tom # - " - Tom "
# Georg # - " - Georg "
# Gustav # - " - Gustav "
[ hey hey je suis géniale ! ] remarques de l'auteure - c'est mwa, il faut surligner pour lire.

Précision : Ceci est une fiction yaoi qui parle de Tokio Hotel. Donc, si vous n'aimez pas Tokio Hotel et/ou le yaoi, que vous êtes homophobe ou quelque chose du genre, la petite croix blanche dans le carré rouge en haut à droite se fera une joie de vous aider à aller faire un tour ailleurs.

Ensuite, inutile de laisser des commentaires purement publicitaires du genre "va sur mon blog é lache tes comz !!!!!" parce qu'ils ne seront pas validés. De plus, si vous voulez que je lise vos fics, je vous informe que je lis pas les fics hétéros : le yaoi et le yuri, c'est ma vie. Par contre, TH n'est pas mon seul centre d'intérêt dans la vie donc si vous avez une fic ou autre chose pas sur TH ça ne pose aucun problème de faire votre pub discrètement et sans poster un message inutile juste pour ça.

Pour finir, l'adresse de mon blog pas fic : http://baka-kanha.skyrock.com
Et si j'en ai le courage, il y aura peut-être une autre fic, mais yuri. Je verrai.

Voilà, merci de passer par ici et laisser des coms, ça encourage =3.
Kanha

# Posté le mercredi 01 août 2007 23:11

Modifié le jeudi 02 août 2007 18:35

Chapitre 1 - Keine zeiT

Chapitre 1 - Keine zeiT
POV Bill

"- Vous avez une petite amie en ce moment ?

# Connasse, tu sais bien que je vais te répondre non...Alors à quoi ça sert de poser la question ? #

- Non, malheureusement je n'ai pas encore trouvé la personne qu'il me faut. Je cherche toujours ! dis-je avec un enthousiasme admirablement feint et un sourire éclatant. Dans ce domaine, c'est-à-dire l'hypocrisie quasiment 24 heures sur 24, rien ne vaut la pratique. Je suis merveilleusement doué, d'ailleurs il y en a qui ne s'en rendent pas compte.

- Et c'est quoi votre genre de fille ?

# Oh bordel, tu vas pas me lâcher un peu ? #

- Eh bien...Gentille, intelligente, attentionnée et qui m'aime."
J'ajoute un petit rire. J'espère que cette fois-ci elle a enfin fini. Ah, elle passe à Georg. C'est pas trop tôt. Je sais pas pourquoi, mais aujourd'hui je suis pas du tout de bonne humeur, et surtout pas d'humeur à répondre à des question imbéciles auxquelles j'ai déjà répondu mille fois, et certainement déjà plusieurs fois pour ce magazine-là. J'ai envie de rentrer à l'hôtel. J'ai pas du tout assez dormi, faut que je me rattrape.
Je veux une chambre et un lit, c'est tout ce que je demande. Alors pourquoi est-ce que cette idiote n'a pas fini son interview, hein ? La chambre...Ah, c'est Hiroshima si je me souviens bien. Oui, Tom et moi on était en retard, alors il y a des fringues partout.
Penser à tous ces trucs par terre et sur les lits, en vrac, à Tom, ça me calme un peu. En ce moment je suis vraiment à cran. Je devrais me détendre, mais c'est plus facile à dire qu'à faire.
Tom. Je me tourne vers lui. Un sourire plane sur ses lèvres et il regarde la journaliste d'un air absent. Bon, il a l'air de s'ennuyer au moins autant que moi, c'est déjà ça. Eh, je suis pas content qu'il s'ennuie ! c'est juste que si lui aussi s'ennuie, ça veut dire que c'est normal de s'ennuyer.
Tom. J'aime bien le T-shirt qu'il porte aujourd'hui. En fait, j'aime tous ses T-shirts. Il pourrait porter un sac, ça lui irait bien parce qu'il rendrait le sac beau. J'ai un petit sourire et un petit regain de bonne humeur. Tom se retourne vers moi soudainement, me regarde et sourit. On n'est pas jumeaux pour rien. Et j'aime son sourire, c'est comme...je sais pas moi, une lueur dans l'obscurité, une oasis au milieu du désert, un feu dans une cheminée en hiver. Bref, de jolies métaphores bien écoulées pour dire qu'un sourire de lui ça m réconforte. Ca a toujours été comme ça, ou peu s'en faut.
Je suis interrompu dans ces réflexions parce que c'est enfin fini. On se lève et on sort vite fait. La rue, de l'air...et des gens, plein de gens. Evidemment, on est plus ou moins camouflés, mais je trouve ça stressant de marcher en plein Berlin comme ça. Heureusement, on arrive à l'hôtel que j'attends de revoir depuis deux heures sans encombres.

" Dîner dans trois heures, n'oubliez pas de descendre ! " crie David alors qu'on est déjà en haut des escaliers. On hurle qu'on oubliera pas et puis Gustav appuie sur le bouton d'appel de l'ascenseur. On entre, ça monte, ça s'arrête, je file dans la chambre et je m'étale sur mon lit, en en ayant rien à foutre de toutes les fringues sur lesquelles de m'écrase par la même occasion.

POV Tom

Il est trop mignon. Maintenant qu'il peut s'allonger - apparemment il en avait très envie - il n'a plus son air ennuyé et "revêche", il a juste l'air d'un gamin bienheureux, et c'est bien mieux. Je dois avouer que je suis un peu inquiet. Bill est super tendu en ce moment, parfois j'ai même l'impression qu'il va craquer. Pourquoi ? J'en sais rien et j'ai du mal à supporter cette ignorance. Mais s'il ne veut pas en parler, je ne peux pas le forcer, c'est comme ça. J'espère qu'il se confiera un jour. De préférence bientôt, parce que je n'aime pas cette impression qu'il n'a plus confiance en moi.
Bon. est ce T-shirt ? Ah, j'aurai pas du tout jeter en vrac à travers la chambre ce matin...je suis sur que celle de Gustav et Georg est mille fois mieux rangée. C'est à dire rangée tout court. Mais c'est pas ma faute, Bill a commencé à tout sortir n'importe comment, un jean m'est arrivé dessus et on a commencé une bataille de fringues. Bon. Mais où est-il ? [ Où est Charlie ? ]
Pas ici, pas là, pas sur mon lit...Je me mets à quarte pattes, et il n'est pas par terre, non plus sous les lits. je me relève et je regarde Bill. Normal, quand je baisse les yeux c'est sur lui que je tombe : je suis debout à côté de son lit. Mais que vois-je ? Oh bonheur, mon T-shirt, ou plutôt un bout, et y a Bill dessus. Ah, ça me fend le coeur de devoir faire ça, mais je veux mettre ce truc.

" Bill ? "

La tête enfouie dans son oreiller, il ne réagit pas.
Je ne sais pas si il dort ou pas. Ca m'étonnerait, vu qu'on est rentré il y a à peine dix minutes, mais en même temps il était vraiment crevé alors...Et même pour récupérer mon T-shirt chéri je m'en voudrais si je le réveillais. Surtout qu'il m'en voudrait.
Ah tiens, il bouge. Oui, il remue, et son cul remue aussi [ *O* Un cul qui se dandine...un cul de Bill ! ]. C'est normal. Ce qui l'est moins c'est que je fixe son cul. Essayons de détourner ma propre attention. Oh, ce mur est vraiment passionnant, bizarre que je m'en sois pas aperçu avant, vraiment...Tiens, on m'attrape le bras. C'est le cul, je veux dire, c'est Bill.

" Mmmphghf...Tiens... " dit-il en soulevant momentanément sa tête de l'oreiller et son corps pour me tendre mon T-shirt à l'aide de son bras droit. Quelle habileté. Et maintenant que j'ai vu comment il est bien habile, je vais arrêter de détailler chaque partie de son anatomie, d'accord ? Sinon je vais passer pour un pervers, à force.

" Merci. " dis-je avant qu'il ne laisse retomber mollement son visage dans l'oreiller qu'il semble n'avoir quitté qu'à regret.

Un quart d'heure plus tard, sa respiration régulière que j'écoute en m'agenouillant auprès de son lit m'indique qu'il s'est -cette fois - bel et bien endormi. Je souris et je dégage une mèche de cheveux qui lui tombe sur le visage qu'il a désormais tourné vers moi - sans doutes que la tête dans l'oreiller il ne pouvait pas respirer. Ca me fait plaisir de le voir l'air détendu, sincèrement détendu, parce qu'en ce moment, il n'y a que quand il dort qu'il l'est. Je l'embrasse sur le front et je sors en fermant la porte de la chambre doucement.
Ces temps-ci, j'ai remarqué que certains de mes gestes envers Bill sont parfois déplacés. Par exemple, est-ce que ce que je viens de faire est bien normal ? Est-ce qu'à 17 ans bientôt 18 on embrasse son frère sur le front pendant qu'il dort ? Enfin, je dis ces temps-ci...mais ça a toujours été le cas. On a toujours été très proches. Peut-être que j'en prends simplement conscience maintenant, mais ça a toujours été le cas. J'ai pas à m'en faire pour ça.
Et quand bien même il y aurait là quelque chose d'étrange, pour l'instant peu importe.
Je marche jusqu'au troisième salon de l'hôtel, c'est dans celui-là qu'on se retrouve. On y est souvent seuls, et cette fois-ci ne fait pas exception. Gustav est assis dans un fauteuil et Georg avachi dans un canapé. Je regarde ce qui est libre et avise un deuxième canapé sur lequel je me jette après avoir retiré mes baskets. "Ne pas salir ce qui est à tout le monde".

" - Il est où Bill ? demande Gustav quand je me suis assis, enfin étalé confortablement.
- Il dort. Il s'est endormi super vite, je crois qu'il était fatigué. " je réponds avec perspicacité et efficacité. Je suis génial.

S'en suit une discussion sur l'état de fatigue de Bill, puis sur le fait qu'on est tous crevé et ça dérive bien vite sur des sujets qui volent moins haut, comme la dernière copine, le dernier coup et la taille de son bonnet, ainsi que des détails si on est en mesure de les donner.
Puis je sais pas comment on se retrouve à parler de pizzas.
Et enfin, quand on ne sais plus quoi dire comme conneries pour combler les heures qu'il reste avant le dîner et qu'on est tous un peu ramollis, on met un DVD qu'on regarde pas vraiment attentivement. Et le temps passe.
Je me demande si Bill dort encore, de quoi il rêve, si il rêve, si il est réveillé, si il se demande où je suis, où on est, comment va sa coiffure et d'autres choses sans intérêt.

Fin POV

Environ une demi-heure avant l'échéance fatale, enfin avant l'heure du dîner, Bill émergea, content d'avoir dormi et bailla. Il se dit alors que c'était pas vrai de bailler alors qu'on venait de se lever.
Il descendit du lit et alla dans la salle de bain pour voir à quoi il ressemblait. Son maquillage était plutôt en place. Il enleva ce qui s'était abîmé et était superflu. Maintenant, au lieu d'avoir du noir plein les yeux il avait simplement les yeux largement cerclés de noir.
Ensuite, les cheveux. Sa crinière s'était aplatie. Il saisit sa brosse pour l'aplatir encore plus. Quand, dix minutes plus tard, il fut enfin satisfait du résultat - ses cheveux parfaitement lisses - il décida de regarder l'heure. Oh. Le dîner était dans dix minutes.
Il supposa que Tom devait être avec les GG dans le salon n°3. Comme il était sur le chemin de la salle à manger il pourrait aller les chercher en passant.
Il sortit de la chambre et partit dans le couloir plus joyeusement qu'il n'y était passé la dernière fois.

Les trois garçons mous devant leur film furent ravis de l'arrivée de Bill qui les tirait de leur torpeur.
Tom lui adressa un sourire rayonnant auquel il répondit également.

" On descend ? " demanda-t-il.
Et les Tokio Hotel étaient quelques minutes plus tard attablés devant leur dîner.

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C'est moi ou il est long ce premier chapitre ?
Je vous garantis pas du tout les autres de cette taille, hein !
Enfin bon, c'est le premier chapitre, donc il se passe pas grand chose, c'est une espèce de chapitre-prologue. Ca ne vous empêche pas de dire que vous aimez ! *love* et aussi si il y a des défauts.
SukiS
Kanha

# Posté le mercredi 01 août 2007 23:16

Modifié le lundi 06 août 2007 17:15

Chapitre 2 - Bis du du selbst bist

Chapitre 2 - Bis du du selbst bist
POV Tom

Il doit être...allez, comme ça je dirai cinq heures du matin. Je tends la main et tombe sur mon portable. Quelle heure est-il ? Quatre heures 47. J'ai une fantastique horloge biologique. Bon, pourquoi je suis réveillé à cette heure-là moi ? Ah oui, j'ai soif. Je me lève en essayant de faire le moins de bruit possible et je prends la bouteille d'eau qui est sur la table basse. Ah, je l'ai finie. J'espère qu'y en a une autre qui traine quelque part, parce que si jamais j'ai encore soif...Ou pire : que Bill a soif, eh ben il vaut mieux qu'il y en ait une.
Je retourne vers le lit. Putain, il fait tout noir. J'essaie de pas tomber, et en plus de trouver lequel des deux lits et le mien. Bon, j'ai l'impression que c'est celui-là, je m'assieds au bout au cas où et je ne tombe pas sur des pieds. Rassuré, je remonte et quand je tire sur le drap pour voir comment il est mis j'entends une voix que je connais bien.

" Tom... "

Machinalement ou presque je tapote partout sur le lit pour voir si je me suis pas assis sur lui mais je sais bien que non. Ces temps-ci c'est fréquent, il m'appelle souvent dans son sommeil. Enfin c'est comme pour le reste, ça a toujours été comme ça : quand il faisait des mauvais rêves il m'appelait. Quand il avait l'air triste il m'appelait. Quand il se tournait et se retournait dans son lit il m'appelait. En ce moment, la fréquence a simplement augmenté.
Soit il a des rêves plus désagréables que d'habitude, soit il pense à moi plus que d'habitude. Aucune des deux solutions ne me convient vraiment, parce que la première m'attriste et je trouve la deuxième pas très réaliste. Je devrais me calmer un peu sur ce terrain-là. Enfin. J'allume la lumière, pour voir son visage. Il est crispé. Merde Bill, à quoi est-ce que tu rêves encore ? J'en peux plus de pas savoir. Même si il y a une chose qui peux te rendre malheureux que je sais, je te vois pas être comme ça seulement pour...Enfin, je te connais plus fort que ça.
Mais c'est vrai que bientôt on aura nos vacances d'avant-tournée. J'éteins la lumière et m'allonge sur mon lit. Je tire le drap sur moi. Et que tu n'as certainement pas l'intention d'aller chez maman ou papa. Alors on ira où Bill ? Où tu voudras.
Maintenant, je vais arrêter mon dialogue imaginaire avec Bill. Je ne suis pas fou. Enfin, pas assez pour parler tout seul, normalement. Préservons cette certitude.
Oui mais putain, y a notre anniversaire aussi qui approche. Et pas n'importe lequel. On va être majeurs et Bill peut plus voir nos parents. Enfin, moi non plus, pas vraiment, mais c'est moins terrible. Disons que moi, peut-être qu'ils accepteraient que je passe la porte. Lui, non. Notre anniversaire sans les parents ? Notre majorité sans les parents ? J'ai du mal à me faire à l'idée. Mais c'est ce qu'il va se passer. Parce que Bill ne fera rien pour se réconcilier avec eux et qu'il a bien raison, et qu'eux refuseront longtemps de voir qu'ils ont tort.
Pour l'instant personne n'est au courant de cette "brouille". Je ne sais pas pourquoi on n'en a pas parlé. Peut-être que ça nous fait trop mal. Mais quand même, ça ne nous tuera pas.
Et puis ça devait arriver un jour. Même avant, ils ne nous ont jamais réellement compris. Ils faisaient semblant, ou ils en avaient l'impression, mais c'était tout. Bill et moi, on n'a pas besoin d'être compris par d'autres. Oh non, il faut que j'arrête les généralités. Ca vaut pour moi, mais pour Bill, qu'est-ce que j'en sais. Allez, stop les questions.
Il est temps que je me recouche. Et que je dorme.

[...]

Hum...Ce doit être le matin maintenant. Oui, même à travers mes paupières closes je vois la lumière du jour qui doit filtrer à travers une fente quelquonque. Allez, il faut que j'ouvre les yeux. D'un coup, pour bien me réveiller. Aussitôt pensé, aussitôt fait.
Oh putain ! La prochaine fois j'ouvre les yeux progressivement. Pour pas me faire peur à moi-même comme ça. J'ai pas sursauté, parce que je suis pas encore assez vif pour. Enfin voilà : il y a le visage de Bill à...allez, au maximum cinq centimètres du mien. Il me sourit et je remarque qu'il est déjà prêt, maquillé, habillé, coiffé. Ce qui signifie qu'il est levé depuis au moins une heure.
Je me demande quelle heure il est, et depuis combien de temps il essaie de me réveiller. Sa main qui était auparavant...Oh punaise, elle était sa main ? Dans mon dos, okay, du calme, c'est normal, c'est tout à fait normal que mon frère me caresse le dos pour me réveiller. Il n'y a absolument pas matière à me faire des idées. Mais si il ya ! Non, non, y a pas. Du calme.
Il se lève - oui parce qu'avant il était agenouillé à côté de mon lit [ maintenant vous relisez tout depuis qu'il s'est réveillé en mettant Bill à genoux au pied du lit, okay ? <3 ] et va ouvrir complètement les rideaux qui jusque là protégeaient mes yeux de la lumière du soleil. Il laisse la fenêtre ouverte, ça aère, l'air frais entre, c'est agréable.

" - Allez, il est temps que tu te lèves ! On a une séance photo dans une heure.
- Et il est quelle heure exactement ?
- Midi, en fait. On peut dire que t'as dormi.
- Hein !? 'Tain pas possible on m'a drogué !
- ... Bon, à tout de suite ! "
dit-il en sortant de la chambre.

Ah oui, je me souviens maintenant. On a encore une journée chargée. Bon, je suis assez rassuré, Bill a l'air de bonne humeur ce matin. J'ai toujours l'impression qu'il va imploser pendant les interviews, mais si il reste dans cet état d'esprit ça devrait pouvoir se passer pas trop mal, étant donné qu'on en a trois à donner aujourd'hui, plus quatre séances photos. On a connu bien pire : la même chose + un concert. Mais j'étais pas tranquille pour autant.
Je me redresse difficilement, je m'étire et remue les épaules. Il me semble que je suis opérationnel.
Je prends de quoi m'habiller dans le placard et je passe dans la salle de bain. Un demi-heure plus tard je ferme la porte de la chambre à clef et, lavé, habillé, frais, réveillé je descends dans le Hall où je ne suis pas surpris de trouver Bill, Georg, Gustav et David, ainsi que quelques gardes du corps ô combien discrets avec leurs grands costumes noirs. Je souris à Bill, d'abord parce que ça me fait plaisir de lui sourire et ensuite pour vérifier qu'il va toujours aussi bien. Comme il me répond par un sourire qui me donne envie de le prendre dans mes bras, je conclus qu'il va bien.

" - C'est où qu'on doit aller ? demandais-je.
- On fait confiance au chauffeur pour le savoir" me répond Georg. Je vois. Il ne sait pas mais ne peut admettre sa défaite face à moi, et espère s'en tirer avec une pirouette. Ce n'est qu'un lâche. [ Muhahaha, prononcez "ce n'est qu'UN lââââââââââche." <3 ]

POV Bill

La première séance photos s'est bien passée. La deuxième aussi. La troisième, on s'est fait sauter dessus par des fans enragées à la sortie. Plutôt éprouvant, et ça a sensiblement dégradé mon humeur, pourtant excellente il y a peu. La quatrième, je tirais la geule, mais il parait que ça fait rebelle alors ils étaient heureux quand même, ces cons de photographes.
Ensuite, on a donné des gâteaux à Tom, parce qu'avec l'heure à laquelle il s'est levée il avait ni petit-déjeuné ni déjeuné. Il me regarde bizarrement. Quoi, il est pas médium, hein, il ne peut pas savoir que je pense qu'il est trop chou en train de bouffer des gâteaux comme un gamin. Et en même temps qu'il est terriblement sexy, mais ça c'est habituel. Peut-être que c'est parce que je ne suis plus joyeux. Ca a l'air de l'inquiéter. Ca m'énerve, alors je tente un sourire mais il ne semble pas convaincu. J'étais pas convaincu moi-même.
Allez, maintenant une interview. Je me sens pas du tout de répondre à des questions, là. En fait, je me sens juste plus de rien faire. J'ai envie de me poser, encore. Cette lassitude qui m'envahit tandis que je marche dans le couloir vers les journalistes fatidiques n'est pas toute récente mais se fait chaque jour plus pesante. Alors quoi ? Est-ce que j'en ai marre et que je vais tout arrêter ? Laisser tomber la musique, Tokio Hotel, les trois autres, notre rêve réalisé ? Non, parce que je ne le veux pas vraiment, même si l'idée m'a plusieurs fois traversé l'esprit, et aussi parce que quand bien même je le voudrais, la maison de disques ne me laisserait pas partir si facilement - il savent bien que si l'un de nous s'en va, c'est tout TH qui s'effondre. Ils sont cons mais ils ont compris ça, parce que leur machine à fric, c'est nous, ensemble, pas pris séparément.
Tom me touche le bras et je sursaute. Qu'est-ce que j'ai raté ? Ah, on me parle...

" - Euh...Vous pouvez répéter ?
- Oui, bien sûr...Vous allez être majeurs, toi et Tom, ça vous fait quoi ? "


# Putain, mais d'où est-ce qu'elle croit qu'elle peut me tutoyer cette conne ? #

Et puis l'autre qui prend des photos...Alors je souris, il faut bien me vendre. En essayant de prendre un ton qui ne reflète pas tout le mépris que j'ai pour elle et sa question imbécile, je réponds encore quelque chose que je ne pense pas. Est-ce que je suis seulement encore capable de penser ?

" Bah, on est heureux, parce qu'être majeurs c'est un événement quand même, et on espère que nos fans nous aimerons toujours même si on devient 'adultes' ! " dis-je avec un air enfantin sur la fin. Je sens le regard de Tom posé sur moi, lui a sans doutes noté que je me force. Je me suis souvent forcé, mais là plus que d'habitude, parce que j'en ai plus que marre.

Elle bafouille quelque chose pour dire que nos fans nous aimerons toujours.
Ensuite elle pose une autre question, mais je ne l'entends déjà plus. Je fixe le mur du fond. Il est blanc, il n'y a rien d'autre dessus qu'un planning, certainement le leur. Ben une journaliste et un photographe ça a des journées moins chargées que des idoles adolescentes.
Ah, on me regarde bizarrement, alors j'essaie d'écouter ce qui se dit.

" - Oui, c'est vrai qu'on n'a pas beaucoup de temps à nous...
- Ouais, avec tous les concerts et ce qui va avec...
- Et ce genre de putain d'interviews, aussi "
je lâche abruptement.

POV Georg

Eh, qu'est-ce qu'il lui prend à Bill ? D'habitude il est calme, enfin il est tout excité, plutôt, mais comme un gamin, quoi, on a l'impression qu'il va se mettre à sauter partout n'importe quand, rien de plus...
Et là, ben il nous pète son cable on dirait. Enfin ça y ressemble bien.
On lui lance tous un regard bizarre, de David qui a l'air d'avoir avalé de la javel à la journaliste qui a l'air d'avoir mordu dans le meilleur gâteau de sa vie. David qui s'avance d'ailleurs vers Bill et lui murmure quelques chose à l'oreille. Bill a d'abord l'air de vouloir lui foutre quelque chose dans la gueule, puis après un bref regard vers Tom, je crois, il semble se calmer et soupire.
Maintenant, je suppose qu'il va présenter ses excuses. Non mais vraiment quoi, on a eu pire comme interview ! Si je me souviens bien, celle-là est pour l'un des magazines les moins débiles qui aient écrit sur nous. Ah, évidemment, c'est pas un truc musical. Ca fait longtemps qu'on n'a pas eu d'article dans quelque chose de consacré à notre musique, relativement au nombre de journalistes aux questions desquels on a répondu. Ah, voilà.

" - Excusez-moi, je...je pensais pas ce que j'ai dit, c'est juste que je me sens un peu overbooké en ce moment, voilà. Pardon, dit-il en tentant d'avoir l'air de le penser. C'est très convaincant, d'ailleurs, il a un réel talent pour ce genre de choses. Mais sa main droite crispée serre l'accoudoir du fauteuil et ses jointures en sont blanches. je me disais bien qu'il y avait quelque chose qui n'allait pas en ce moment, ben maintenant on en a tous la preuve. Je suppose que la prod va essayer de faire rentrer ça dans l'ordre. Et qu'elle va graisser la pate à la journaliste pour que Bill n'ait jamais dit "putain".
- Euh...oui, bien sûr ", dit-elle l'air pas franchement enthousiaste. Elle sait d'ores et déjà qu'elle n'aura pas de scandale à dévoiler dans son journal et ça doit la décevoir un peu. Dommage pour elle. [ Saloopeuh :p, vous avez remarqué, je suis pas gentille avec les journalistes. ]

Et l'interview se termine sans autre incident notable, et sans incident du tout en fait. Bill essaie d'être naturel, enfin, ce qui est sensé l'être, et ça passe pas mal. Puis une autre. Là c'est un journaliste, et c'est moins people. En fait, il nous pose des question sur la réalisation des albums, la pression du milieu, le stress des concerts et notre succès. Pour le succès et la pression, on ment évidemment, mais pas trop non plus pour faire genre qu'on est des rebelles, quoi. Je vois Bill qui se force à ne pas ouvrir la bouche. Apparemment, il aurait beaucoup plus à dire sur le sujet qu'il n'y est autorisé. Un regard de David lui fait hausser les sourcils puis il reprend son combat contre son instinct. Vivement les vacances, je pense que ça lui fera du bien.
Allez, la dernière épreuve de la journée. Là, c'est du lourd : Bravo.
Tout se passe pour le mieux : on répond aux questions habituelles, avec les réponses déjà faites habituelles, en offrant nos sourires commerciaux habituels. Celui de Bill n'a vraiment rien à voir avec son véritable sourire : celui des fins de concerts, quand il est fier d'avoir tout donné, celui de quand il est heureux, celui d'il y a trois ans, celui qu'il a avec nous trois. Et au fur et à mesure que les questions et les réponses s'enchaînent, je le vois qui se crispe de plus en plus. Ca ne peut passer innaperçu pour personne. Tom essaie de le calmer, je suppose, en lui serrant la main mais il la retire. Gustav me lance un regard du genre "Oh oh...Winston, we've got a problem" auquel je réponds par un haussement d'épaule laconique. Bon, arrêtons de penser à Bill. Même si il est préoccupant.

" - Et donc, vous ne buvez ni ne fumez toujours pas ? Et avez-vous enfin trouvé la fille idéale ?
- Non à tout, on ne...
- Oh bordel, mais vous en avez pas marre de poser ce genre de questions !? On y a déjà répondu au moins mille fois ! Et toujours la même chose, et tout le monde SAIT que c'est faux !
Merde, ça y est, il s'énerve pour de bon, et quel que soit le discret coup d'oeil plein de sens de David, il ne le voit même pas, ou bien ne s'en préoccupe pas outre mesure. Et en plus il hurle. Ah, il a des cordes vocales. Evidemment qu'on fume et qu'on boit ! Vous n'avez pas assez de photos de paparazzis qui le montrent, il faut encore nous le demander !? Et vous savez quoi ? Votre putain de fille idéale, je la trouverai JAMAIS ! Tom ouvre des yeux ronds. Apparemment, Bill a encore quelque chose à dire, Et sans doutes pire que le reste, vu l'air de panique qu'on lit dans le yeux de son jumeau. Parce que Bill Kaulitz de Tokio Hotel, en poster dans la chambre de millions de jeunes filles, eh bien il est GAY ! Et la seule chose qu'il ait à vous dire, c'est d'aller vous faire foutre ! "

Il semble avoir encore quelque chose à dire mais se raviser, et sur ce, Bill, qui s'était levé à "évidemment", sort de la pièce en marchant calmement, calme démenti par ses mains qui tremblent et sa respiration accélérée. Il claque la porte.
Un silence profond et gênant s'installe. Tom se lève et sort à son tour, en courant presque. Je ne sais pas dans quel état il va retrouver Bill, mais en tout cas David lui semble particulièrement nerveux. Il nous demande de sortir, à Gustav et moi. Bon, je sais pas combien il va falloir les payer, ceux-là. En tout cas, il va y avoir des pressions, c'est certain. Parce que tous ces gens qui sont "derrière" nous, ils n'ont pas intérêt à voir les explosions de Bill dans les journaux.
Dans le couloir, on ne sait pas quoi faire. Gustav propose sans conviction de rejoindre Bill et Tom, mais il sait bien lui aussi que pour le coup il vaut peut-être mieux les laisser ensemble tous les deux. Qu'on ne servirait à rien. Vu la façon dont ça s'est fait, on n'en oublierait presque qu'on a "appris" que Bill était gay. Je suppose que si ça ne nous fait rien, c'est que ça n'a rien d'une surprise. On ne tombe pas du tout de haut.
Ah, le caractère de Bill...Il est trop indépendant. Et trop franc aussi. L'honnêteté ne paie pas par ici. Mais on a besoin de lui, et il le sait. Alors on a confiance en lui et on est sûrs qu'il ne nous laissera pas tomber. Qu'il tiendra le coup, pour lui, pour Tom, pour nous.

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Et voilà, chapitre deux qui finalement est long aussi je trouve. Merci à Cerise et à Bananyaoi, premières commentatrices et ficieuses de talents :p.
Alles Liebe,
Kanha

PS : Je vais être sans ordi tout un mois, alors pour les gens que ça intéresse, eh ben la suite n'arrivera malheureusement pas vite du tout. Pour la même raison, je pourrai pas valider vos coms ni vous lire >.<, donc pour les coms si ils s'affichent pas c'est normal, c'est pas encore un bug ^^.

# Posté le vendredi 03 août 2007 21:40

Modifié le lundi 06 août 2007 18:54

Chapitre 3 - Bleib hier

Chapitre 3 - Bleib hier
POV Tom

Il s'est peu à peu arrêté de courir, et donc moi de lui courir après. Je l'ai suivi, et je suis arrivé là, dans ce couloir désert. Bill s'est laissé tomber au bout, dans le coin. On dirait qu'il n'a pas remarqué que je suis là. Sauf que c'est impossible qu'il ne le sente pas. Peut-être qu'il ne veut pas le savoir. J'm'en moque, je suis là, et c'est pas pour le regarder pleurer - encore moins s'effondrer dans un couloir glauque, recroquevilé comme si le plafond lui tombait dessus.
Je vais jusqu'à lui. Parfois, faire quelque chose demande beaucoup de temps, même si c'est si simple. Là par exemple, je dois marcher vraiment lentement. Je sais évidemment pas pourquoi. Si je comprenais tous les trucs bizarres que je fais, la vie serait trop simple. [ Hé oué. Philosophe ce Tom. ]

" - Bill ? " Tentais-je d'une voix hésitante en m'asseyant en face de lui et en me penchant en avant. Aucune réaction. Quoi que, j'ai bien eu l'impression qu'il avait presque bougé la tête. " Bill ? Euh... " Oui, parce que je ne sais pas quoi dire. Qu'est-ce qu'il veut entendre, qu'est-ce qu'il ne veut pas entendre ? Et puis surtout, est-ce que je dois parler ?
Tout à coup il sort sa tête d'entre ses bras et me regarde avec ses yeux brillants de larmes. Il ouvre plusieurs fois la bouche puis la referme en se mordant les lèvres sans que les mots puissent sortir. Et après c'est l'explosion.

" - Pardon, pardon, pardon ! Je suis rien qu'un gamin débile, égocentrique et irresponsable! Je fais n'importe quoi, je ne pense ni aux conséquences ni aux autres, je suis vraiment ...
- Nan, te mets pas dans cet état, on ne t'en v --
- Mais si, vous devez m'en vouloir ! Mais j'y peux rien, j'arrivais plus à ...
- C'est pas un problème de dire ce que tu penses ! On va pas t'en vouloir juste pour ça ! On a tous fini par devenir égocentrique, t'es pas un gamin et t'es pas inconscient, t'es juste... --
- Mais j'y arrivais plus à contenir tout ça ! Et c'est pas ça le problème ! C'est que je disparais ! Je disparais ! Bientôt, il restera plus rien de moi, de ce que je suis vraiment ! Rien...rien...rien du tout...Je veux pas...mais j'y peux rien... "


Je me retiens. Il ne faut pas que je lui dise que ça m'arrive aussi, qu'en fait ça nous arrive plus ou moins à tous. J'ai pas envie de le conforter dans un truc comme ça. Oh putain, j'aime pas voir Bill pleurer. En fait, j'aime pas voir Bill dans l'état dans lequel il est ces derniers temps.
Qu'est-ce que je dois faire pour que ça change ?

" - Ca fait un moment déjà, au début j'essayais de faire comme si de rien n'était, mais j'en peux plus Tom, je vais craquer...Vraiment craquer. Là, j'ai juste été con.
- Bill...
- Et je les hais ! Tous tous ! Les journalistes, les photographes, Universal, David même, tous ! Sans exceptions ! Et je sais que c'est idiot mais...Je sais pas...Je veux juste être libre, moi. "


Et je ne peux pas lui dire à quel point il a raison, qu'on est rien que des objets destinés à faire vendre des disques, des places de concert et des magazines. Merde.
Mais il faut que je dise quelque chose. Alors je tente. " Tu sais...Gus', Georg...Moi...On sait qui tu es, et Andreas aussi, et tous nos proches...je veux dire...tant qu'il reste des gens qui t'aime toi, c'est au moins ça ? Enfin...c'est nul, ce que je dis...Bill. Tant que tu sais qui tu es, il n'y a pas de problème. " Il me regarde l'air étonné, mais il pleure toujours. Vraiment, ça ne me ressemble pas tant que ça ce que je viens de dire. Quoi que...A qui est-ce que ça devrait ressembler ?

" - Mais il n'y a pas que ça...Ce fait trop, tout, je...Enfin, maman, papa...Pendant combien de temps encore je pourrait pas les revoir ? "

FIN POV

FLASH BACK


Tom est avec une fille, une brunette avec des gros seins, dans le hall, en train d'essayer progressivement de s'en débarasser. Bill, lui, est dans le salon avec son mec, un blond qui s'appelle vaguement Vlad, qui, pour une raison plus ou moins connue, déplait profondément à Tom. Mais il faut bien lui reconnaitre pour qualités qu'il ést très beau et en fait plutôt intelligent. Bref, une personne détestable. Théoriquement, la maison devrait rester vide encore une ou deux bonnes heures. Mais la sonnette de l'entrée retentit.
Tom plante là la brune pour aller ouvrir, d'ailleurs ils sont déjà près de la porte, mine de rien il l'y conduisait lentement et discrètement. Sa mère et Garon entrent, Simone le serrant rapidement dans ses bras au passage.

" - Mais...Vous rentrez vachement tôt ! dit celui-ci en pensant plus à Bill qu''à la fille qui l'attend à l'autre bout du couloir. Il espére qu'ils sont à l'étage.
- Et oui, ça ne te fait pas plaisir ? Répond Simone en enchaînant avec la question maternelle par excellence, qui est bien chiante et à laquelle il faut répondre oui.
- Si, bien sûr...je suis juste...supris.
- Oh, tu étais avec quelqu'un peut-être...
Ah, instinct maternel...Mais pas si juste que ça en fait.
- Nan, enfin si mais...Elle partait. " Ce qui n'est pas tout à fait exact, mais on ne va pas faire des histoires pour quelques mètres de distance à la porte, hein.

Malheureusement quelque chose vient perturber la sympathique discussion que Tom a avec sa mère, ainsi que le rangement des courses méthodique auquel se livre son beau-père.
En fait, le quelque chose est un son, une sorte de gémissement qui fait frissoner Tom, rend Garon immobile et fait se diriger vivement Simone vers le salon, dont le son provient.
Tom se maudit et se met déjà des claques mentalement. Il n'apas besoin d'entrer à la suite de Garon - qui lui-même suit sa mère - pour savoir ce qu'ils vont trouver dans le salon. Ni pour reconnaitre la voix de Vlad, il l'entendbien assez souvent - trop souvent à son goût d'ailleurs. Donc, ils pénétrent tous trois à la suite dans le salon, et leurs regards convergent tout naturellement vers le canapé où Bill, torse nu, est assis sur son blond - dont la chemise grande ouverte ne semble plus avoir grande utilité - et occupé à l'embrasser un peu partout tandis qu'une de ses mains s'affaire déjà plus bas, invisible mais pas difficile à situer.
Ils n'ont pas l'air d'avoir remarqué l'intrusion de tout ce monde dans le leur, comme le prouvent la persistance de Bill dans ses activités et les gémissements maintenant quasi-continuels de Vlad.
Une fois sortie de sa stupeur, Simone semble se ressaisir et pousse un petit cri, alors que Garon moins sensible s'avance d'un pas décidé vers les occupants du canapé, pendant que Tom pétrifié admire son jumeau sous toutes les coutures visibles, pense élégament # Merde merde merde # et dit ensuite discrètement et subtilement à la fille de dégager, ce qu'elle fait sans discuter, sentant sans doutes la légère tension de l'atmosphère.
Bill qui au cri de sa mère s'est soudain redressé et a prestement ôté sa main de l'entre-jambre de Vlad se fait attraper le poignet et tirer sans ménagement par Garon - qui semble assez peu tolérant - tandis que le Vlad en question réagit rapidement en descendant du canapé, ratachant son pantalon et reboutonnant sa chemise, puis il prend le T-shirt de Bill, attendant une occasion de le lui rendre. Bill a l'air de ne rien comprendre, dégage son bras de l'emprise de son beau-père et regarde alternativement son frère et sa mère. Tom a l'air presque aussi paumé que lui et désolé, tandis que sa mère semble dégoûté, choquée et passablement énervée. Pas très maternelle ni réconfortante, en somme.
Il cherche du réconfort dans leurs yeux, et puisqu'il ne le trouve pas chez sa mère son frère fait tout pour qu'il le trouve chez lui. S'il s'écoutait il irait le prendre dans ses bras, mais il sait que ce n'est pas vraiment le moment pour faire quelque chose dans ce genre-là.
Garon retrourne vers Simone et Vlad en profite pour passer son T-shirt à Bill, qui l'enfile et murmure "merci". Puis Vlad l'interroge du regard, Bill regarde alors les trois personnes qui les regardent de manières bien différente chacune, puis lui dit quelque chose et le blond aquiesce, met ses chaussures et quitte le salon sans oublier de lancer en passant un regard haineux aux "parents". Quelques secondes plus tard la porte d'entrée claque et ça résonne dans le silence pesant qui s'est installé.
Simone ne dit toujours rien et Bill la regarde. Il a l'air de paniquer un peu, parce qu'il n'aime pas les silences - surtout pas ceux qui ressemblent à celui-là.

" - Alors quoi ? mais dites quelque chose putain ! crie-t-il. S'il-vous-plait, ajoute-t-il en souriant presque.
- S'il-vous-plait !? s'étrangle sa mère.
- Maman... soupire-t-il en la regardant bien en face. Il semble que son moment de détresse n'ait été que très court et qu'il n'a pas l'intention de s'effondrer. ca rassure Tom, et sa mère n'apprécie pas.
" - Non ! Non, pas de "maman". Maintenant réponds ! C'était qui ce...ce mec ?
- Ben c'est MON mec.
- D'accord, d'accord,
dit-elle. Elle inspire et expire profondément. Quels beaux efforts pour garder un semblant de calme ! " Depuis combien de temps ? Est-ce que vous avez...Non, oh mon Dieu...Qu'est-ce que vous faisiez sur ce canapé ? "

Ah, elle, contrairement à Bill qui la regarde sans sourciller, on dirait que son self-control est à bout. Dommage, elle avait bien essayé, mais ça n'a pas marché. Un échec.
Bill sent sa colère, il sait qu'elle va finir par exploser mais ce n'est pas vraiment qu'il s'en moque, mais il a simplement décidé de ne pas prendre la fuite.

" - Oh, depuis bien trois mois je pense...Qu'est-ce que "Dieu" vien foutre là dedans ? Enfin...Pour le coup ben oui on "l"'a fait, et il est plutôt doué d'ailleurs...Si le but de la manoeuvre c'est que sa mère sorte de ses gonds, on peut parier sans risques qu'il va réussir. Et puis le canapé...Ben t'es pas aveugle, non ? Si vous n'aviez pas débarqué, ben j'l'aurais sucé. "

Il l'a vue arriver, hein. Pendant qu'il parlait elle s'est avancée, et voilà. La giffle. Violente apparemment puisqu'il vacille presque. Mais pas surprise. Il la regarde - en se tenant la joue - avec encore plus de haine qu'elle-même n'en a dans leregard, et bien plus de dégoût aussi.

" - TAIS-TOI ! TAIS-TOI ! Oh mon Dieu...Mais qu'est-ce que j'ai fait pour mériter ça ?
- Rien, maman. Ne crois pas avoir des responsabilités dans tout, t'es pas si importante.
- ... Depuis combien de temps tu...
- J'ai pas déjà répondu ?
- La ferme ! Ecoute avant de parler ! De puis combien de temps tu...tu sais que tu...
- Oh ! Longtemps. Tu te souviens du petit brun, y a deux ans, que tu trouvais drôlement sympa ? Et encore avant, je sais plus comment il s'appelait lui...Ben c'était pas exactement des amis, quoi...Et tout ça sous ton nez ! Pas de chance, hein. Mais tu es bien aveugle...Ou plutôt bien conne. "


Simone lève le bras mais ne peut aller au bout de son geste, parce que Tom lui attrappe le bras alors que Garon s'est aussi approché de Bill et sa mère mais ne fait rien. Après tout, il n'est pas leur père. Sa mère regarde Tom comme si elle le voyait pour la première fois.

" - Tom...Qu'est-ce que tu fais ! Lache-moi !
- D'accord
, dit-il en lachant effectivement son bras.
- Va-t-en ! Bill et moi on doit...parler.
- Parler ! s'exclame celui-ci d'une voix stridente. Mais de quoi ! Tu as décidé de ne pas même essayer de comprendre, et d'ailleurs il n'y a rien à comprendre ! C'est comme ça et puis merde ! J'ai rien à te dire ! Et toi non plus d'ailleurs ! J'ai pas --
- Taisez-vous ! Tous les deux
, demande Tom en interrompant son frère et en empêchant sa mère de répliquer. Ils se taisent et le regardent. Et il est sensé faire quoi, maintenant ? Vous ne pensez pas que vous devriez...vous calmer ?
- Non, dit Bill avant que Simone n'ait pu ouvrir la bouche. Parce que moi je suis calme. Elle, par contre, elle est complètement hystérique. "
Sa mère feint de ne pas avoir entendu et continue de fixer Tom qui n'aime pas ça - du tout.
" - Tom...Alors si ça se trouve...Toi aussi ? Mes deux fils sont des...C'est ça, hein ? C'est pour ça que tu le défends ! Vous êtes...vous êtes...
- Et quand bien même ça serait la cas ?
- Non ! Ce n'est pas possible. mes fils ne peuvent pas être...comme ça. Donc...vous ne pouvez pas être mes fils ! Partez ! Tout de suite ! Et ne vous avisez pas de revenir ! "


Ils voient bien qu'il n'y a aucun espoir de la raisonner, et d'ailleurs faudrait être carrément bigleux pour ne pas s'en rendre compte. Alors ils sortent tous deux du salon - Bill récupérant au passage ses chaussures - en empruntant le même chemin que Vlad quelques minutes plus tôt, en lançant aussi le regard haineux en prime.
Ils sortent, et claquent la porte.
Bill, une fois dehors, regarde droit devant lui, soupire et se tourne vers Tom.
Il le remercie et s'excuse. Tom dit qu'il n'a pas à s'excuser, lui. Ils marchent un peu et croisent Vlad, à qui Bill explique brièvement la situation, et donc lui aussi s'excuse puis s'en va.

" - Ce qui m'emmerde le plus dans tous ça c'est de me faire mettre à la porte de chez moi pour avoir couché avec un mec que j'aime même pas.
- Hein ? Mais je croyais que...Enfin vous êtes ensemble depuis presque 4 mois quand même.
- Ouais, mais...Je l'aime pas vraiment. Lui si par contre. Ca va lui faire du mal quand je vais le jeter, mais bon. D'abord, l'amour à distance c'est pas possible, et puis ça me saoule de rester trop longtemps avec quelqu'un à qui je suis pas foutu d'offrir autre chose que mon corps. Parce que moi, la personne que j'aime, c'est pas lui, c'est tout. "


Ils marchent encore dix minutes, puis Tom reçoit un sms de leur père qui leur signifie expressément qu'il est inutile de venir chez lui. Ca a le mérite d'être clair.
Il dit que c'est pas si grave et que ça ira, Bill sourit et ça lui fait plaisir, qu'il ne soit pas plus abimé que ça. Après tout, ça devait arriver un jour.

" - Mais j'attendais quand même plus d'eux. "

FIN FLASH-BACK

POV TOM


Et depuis, on n'a tout simplement eu aucune nouvelle. On a squatté chez Andréas, Gus et Georg - après avoir récupéré nos affaires pendant que la maison était vide - en attendant de repartir dans les hôtels.
Je pense que si je les appelais il décrocheraient peut-être, mais pas si c'est Bill.
Enfin.
Il sanglotte maintenant tout contre moi, et même si l'avoir là me plait je déteste ça. Normal, je l'aime, donc j'aime pas le voir dans un sale état. Je l'aime trop pour supporter de le voir comme ça.
Ca fait un drôle de contraste avec la façon dont il avait réagi ce jour-là. Peut-être qu'il jouait bien la comédie. Ou alors que c'est juste l'accumulation qui le fait craquer.

" - Oh merde, mon maquillage..."

Ah, le voilà rattrappé par ce genre de préoccupations bassement matérielles. Tiens, mais on dirait qu'en fait il s'en fout de son maquillage, puisqu'il se colle à moi de plus belle. Ses épaules tressautent moins. Son visage contre mon torse...Et il s'accroche à moi. Je ne veux pas qu'il s'en aille de là où il est. En fait, je donnerai tout pour qu'il y reste à jamais. Ca fait longtemps, "à jamais".
Mais ça y est, déjà il m'échappe. Il se dégage de mes bras, se décolle lentement et lève son visage vers moi. Ca a coulé. Il regarde mon T-shirt blanc, je suis son regard. "Pardon" murmure-t-il en regardant la trace et je souris doucement. Et nos regards se croisent.
Ca fait con et romantique. On peut juste pas détourner les yeux/ Ou je rêve, ou Bill se rapproche de plus en plus dangereusement. Son visage, ses yeux, ses lèvres...Sur les miennes.
Il n'a pas besoin de demander, je lui ouvre avec joie le passage.
Et voilà, on est en train de s'embrasser passionnément sur le sol d'un couloir glauque dans un endroit sordide - enfin, sordide... Mais ça aussi, c'est cliché, mais vrai. Le cadre, il est oubié. Il n'y a que Bill et moi, que moi et Bill, que nous deux. Oublié le couloir, les gens qui pourraient passer, tout.
Je le plaque contre le mur. Ses mains sont assurées sur la peau de mon dos, les miennes s'arrêtent peu à peu de trembler sur celle de ses reins [ oui, enfin le bas du dos et du reste, enfin merde, on voit très bien de quoi je veux parler. ]. Putain, je sais qu'on ne devrait pas, mais s'arrêter, on ne peut pas. Comme la dernière fois, il y a deux ans. Et les autres. pour il y a deux ans, je plaide coupable : j'ai commencé.
Après coup, on avait sans en parler vraiment décidé de faire encore comme si de rien n'était, en attribuant ça à l'adolescence et toutes les conneries que ça entraine. Et cette fois, ce sera quoi l'excuse ? La perturbation de Bill ? L'adolescence encore et toujours ? Les hormones ont bon dos...
Nos bouches ses séparent. Bill me suçote les lèvres puis arrête comme à regret et me regarde dans les yeux. Mon coeur chavire.
J'essaie de l'embrasser encore mais il m'arrête d'une main posée sur mes lèvres.

" - Tom...Han putain c'est quoi cette voix ? Je t'aime."

Je suis surpris. Pris de court, même.
Pourquoi il dit ça ? Ca m'emmerde toujours, les sentiments...Il vaut mieux ne jamais en parler.
Mais là, ça me touche. Merde merde merde merde.
Il m'aime, ben ouais, normal, c'est mon frère et moi aussi je l'aime et non. Stop, la fuite effrénée, là.

" - Ca sert plus à rien de se mentir. Mais tu as besoin de réflexion, peut-être ? " dit-il, se levant.

Il s'éloigne et mon coeur essaie de partir avec lui.
Il est mal en point, mon coeur, d'ailleurs.
Je ne sais pas pourquoi, je ne veux pas savoir pourquoi j'ai si mal. Parce que je me retiens de lui hurler de revenir, que je l'aime plus que tout, que mon coeur va en exploser ? Parce que je retiens tout ça ? Et pourquoi ? je ne sais pas...
Ce me fait tellement mal de ne pas tout laisser sortir. Mais c'est instictif. J'ai peur.
Je me lève. Est-ce que je dois le prendre au sérieux ?
Je me laisse retomber contre le mur, appuyé. Est-ce que je dois répondre ?
Bien sur, en étant honnête avec moi-même je sais que cette scène je l'ai plus de mille fois rêvée, alors pourquoi est-ce que maintenant j'hésite autant ? Parce que Bill n'était pas dans son état norm...non. Ca, c'est un menonge bien pratique.
En fait, j'ai tout simplement peur. Affreusement peur. de quoi ?
De mes sentiments ? De Bill ? De le perdre ? De...je ne sais pas.
Il y a un quart d'heure, Bill s'effondrait dans ce couloir. Maintenant, celui qui est égaré et à ramasser à la petite cuiller, c'est moi.
Bil...Est-ce que tu réalises seulement ce que tu me fais ?

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Non ! Hahaha. Bref.
Merci pour les coms. Et si vous en avez laissé un - ou plusieurs, laissez-moi rêver - eh qu'il n'est pas là, tapez sur skyblog, pas sur moi.

Donc.
Maëlle ---> Ouah, une nouvelle lecteuse ! Lucky ! Lawl. Bah, daysoulée pour les couleurs, mais je les aime, alors...Je suis pas assez gentille pour les changer.

Nina ----> Moi aussi je t'aime.

Aqua ---> Il est là ! Charliiiiiiiie ! Enfin merci pour ton com, t'avais vraiment rien à fait quand même, hein. mais maintenant t'as commencé, t'es obligée de continuer. Sinon, je serais vexée.

Banan ---> <3

Tout le monde, je vous aime.
Et non, Bill ne va pas tout défoncer. Quoi que...

Sinon, à propos du chapitre.
Ben en fait, dans ce chap il se passe rien. Tant pis :p. Au prochain normalement y a un lemon, alors vous me pardonnerez bien, non ?
Au début le flash back était POV Tom aussi, mais j'ai changé. A propos, y a qu'un seul point de vue dans tout ce chap en fait - à part quand y a pas de POV.
Bref, à la prochaine.
Alles Liebe.

PS : Alles Liebe und Gute zum Geburtstag Bill und Tom =3

EDIT sans importance du 6 septembre : Mon Billou est un peu schizo, vous avez remarqué ? Oui, mais en fait non, hein. Il l'est pas. Il est instable. Ah, non...Ca ça voudrait dire qu'il est cinglé. Bref, mentalement, Billou est tout à fait NORMAL. Il est juste dans une période difficile, hein, que les choses soient bien claires. Non mais parce que je me rend compte qu'il est ... lunatique comme c'est pas permi. Mais c'est bien ça ! Il est Lu-na-tique.

# Posté le dimanche 02 septembre 2007 13:46

Modifié le dimanche 09 septembre 2007 13:45

Chapitre 4 - Und Ich lieg danebeN

Chapitre 4 - Und Ich lieg danebeN
POV Gustav

Pendant que Bill et Tom avaient disparu dans le dédale des couloirs, Georg et moi étions restés près de la porte, mais assez prudemment loin au cas où David sortirait en l'ouvrant sauvagement - nan, mais on n'a pas envie de se prendre une porte, quoi.
Et la suite des évènements nous donna raison, puisque David est en effet sorti en faisant claquer la porte contre le mur. Il nous a regardé, a cherché les jumeaux des yeux, a poussé un long soupir, a prit un air profondément résigné et s'est assis par terre.
Et on est comme ça à attendre depuis bien un quart d'heure. Personne ne dit rien, on va mourir d'ennui si ils ne reviennent pas bientôt. Ah, me voilà exaucé - presque - puisque Bill apparait dans notre champ de vision. Si on s'inquiétait pour sa sensation de culpabilité, sa conscience et tout on peut être rassurés, puisqu'il n'a pas l'air le moins du monde de se sentir coupable. Je ne sais pas vraiment s'il faut s'en réjouir ou non.
Il s'arrête à quelques mètres de nous et regarde la chose par terre qui le regarde aussi. Bill lève les yeux au ciel et va s'accroupir devant David affalé.

" - Pardon. Voilà. Heureux ? "

Non, apparemment pas vraiment, puisqu'il pousse une nouvelle fois un long soupir. On dirait que c'est devenu son seul et unique moyen d'expression. Pauvre David exaspéré.
En attendant Tom n'est toujours pas là, donc on peut toujours pas partir, donc Je décide de demander à Bill dans quel placard il a séquestré son frère et pourquoi.

" - Qu'est-ce qu'il glande Tom ?
- Oh...Il ne devrait pas tarder. Normalement. Je pense.
- Ah. "


Alors comme aucun de nous n'a mieux à faire, on s'assied tous par terre pour l'attendre. Mais on ne reste pas comme ça longtemps puisqu'effectivement Tom ne tarde pas à nous rejoindre.
Il a l'air un peu bizarre. Peut-être qu'il était vraiment enfermé dans un placard. Je me sens con. je pense n'importe quoi. Je crois que je devrai m'éloigner de Georg. J'attrappe son virus. Bientôt j'aurai plein de cheveux, il faut vraiment que je fasse attention. Bref, Tom reste debout en attendant qu'on réagisse, il regarde Bill et celui-ci sourit en coin. Aha ! Bon, d'accord, j'arrête avec ce placard.
On se lève presque syncro, sauf que David a du mal, ah évidemment il est plus tout jeune...Hum. Il faudra que je ne lui dise pas, je pense que ça le vexerait.

[...]

Le chemin de retour à l'hotel s'est fait dans un silence presque total. A part que Georg essayait de temps en temps d'engager vaguement la conversation, mais ses efforts ne menèrent à rien puisque même Tom ne réagissait pas - il est complètement dans les vapes.
Et nous sommes de retour [ pour vous jouer un mauvais tour ! La team Rocket, plus rapide que la lumière, rendez-vous tous, ou bien ce sera la guerre ! Miaous, oui, la guerre ! ]. Ce n'est pas une surprise, David nous dit qu'il nous attends dans le salon - numéro on sait pas combien, je suppose qu'on devra se démerder pour le trouver - dans cinq minutes parce qu'il doit nous parler. Aussitôt dit qu'il est déjà parti en sortant en même son portable de sa poche d'un geste qui traduit son expérience. Il va sans doutes appeler Benjamin. Ah, j'aimerai pas être à sa place.
Comme nous ne sommes pas à sa place, on prend l'ascenseur et on monte vers les chambres. Dans l'ascenseur, Bill nous regarde tous à tour de rôle comme s'il attendait que quelqu'un dise quelque chose, mais personne n'ouvre la bouche, et il se contente de remuer frénétiquement ses doigts. Quand on arrive à l'étage, il sort le premier et court presque vers sa chambre. Tom part derrière lui. Oui, parce que c'est leur chambre. Moi aussi je serai inquiet si Georg partait très vite vers la chambre. Je me demanderai ce qu'il aurait encore pu inventer pour que cette chambre devienne invivable.

" - Quoi ? demande-t-il parce que je le fixe avec un regard désespéré.
- Rien, rien ", répondai-je en toute honnêteté.

Tandis qu'on se dirge lentement, calmement, comme des personnes normales et posées, les seules ce groupe où nous avons le plaisir de compter pour membres deux hystériques, on croise Tom qui s'est changé très vite et a l'air de prendre la fuite. Comme il nous voit il a d'abord l'air surpris - certainement qu'il ne pensait pas que nous marchions aussi posément - puis il essaie de se ressaisir, sourit et continue son chemin en marchant normalement.
Tout ceci est suspect, mais les cinq minutes se sont déjà largement écoulées alors il serait peut-être temps de prdre notre digne démarche de sénateurs et de courir. Ce que nous faisons.

Nous sommes d'ailleurs si efficace que nous n'arrivons qu'avec cinq minutes de retard dans le salon où nous attendent David et Tom. Quelle surprise, Bill n'est pas encore arrivé. Oui, eh ben il faut qu'il remue son cul parce que si on ne peut pas aller glander dans nos chambres où ailleurs au lieu de se faire engueuler c'est à cause de lui. Pas qu'on lui en veuille, mais il pourrait faire un effort.
Des pas se font entendre dans le couloir, et d'un coup on est tous aux aguets. S'il fallait faire un ordre de ridicule dans cette position d'attetente ce serait Tom, puis David, puis moi et enfin Georg - qui n'a pas l'air de se sentir très concerné par tout ça.
Bill entre alors et nous regarde en haussant le sourcil [ LE sourcil nerveux *O* ] et l'air de penser que nous sommes tous cinglés, ou débiles, peut-être même les deux.
Ah, il faut l'excuser d'avoir mis du temps, il devait se remaquiller. Evidemment. Suis-je bête.
Il s'assied à l'autre bout du canapé qu'occupe Tom et sourit une nouvelle fois bizarrement en le regardant. Ah, mais que se passe-t-il ! S'agit-il d'une private joke dont nous sommes exclus ?
Mais je n'ai pas le temps de plus me poser cette intéressante question car David prend la parole. Bonne idée, plus vite il commencera, plus vite ce sera fini.

" - Bon. D'abord, Bill, je suis ... mécontent, voilà, t'es vraiment ch...embêtant quand tu t'y mets et je compte sur toi pour que ça ne se reproduise plus. Oh, il est drôle à essayer de ne pas être vulgaire, il bute sur tous les mots. Dans le fauteuil opposé, Georg se retient tant bien que mal de rire. Bill a l'air de vouloir dire quelque chose mais David enchaîne vite - évidemment pour le couper dans son élan. Voilà. Sinon, j'ai eu Benjamin et nous avons discuté.
- De quoi ? demande Bill, profitant d'un espace vide pendant qu'il reprenait sa respiration. Il lui lance un regard noir mais fait l'indifférent.
- Et nous avons convenu que nous pourrions peut-être....Que nous allions, oui, bon, on a pas vraiment le choix donc...Enfin assouplir votre ligne de conduite.
- En clair ça vous emmerde pas que je fasse mon coming-out ?
s'exclame Bill sans y croire et l'air désabusé.
- Si, justement. Donc, nous pensons qu'on pourrait vous autoriser plus de liberté dans certains domaines pour éviter ce genre de débordements. D'accord ? "

Personne ne répond. On attend la suite. On ne nous fait pas de concessions sans qu'il y ait une contre partie derrière. Je me demande - et je ne suis pas le seul - ce qu'ils ont à nous faire faire qu'ils savent que nous risquons de ne pas apprécier pour faire ça. [ Comment c'est trop clair comme phrase T_T" ]
Vu l'air un peu moins sur de lui qu'il prend maintenant - peut-être à la fois à cause de nos regards insistant et de ce qu'il va dire - j'ai raison. C'était pas dur à deviner.

" - Bon, ensuite...Vous savez que dans quelques jours ce sera --
- Notre anniversaire
, terminent les jumeaux d'une voix lasse.
- Oui, bon et...Enfin...Il faudrait qu'on organise quelques choses avec des fans.
- Plutôt crever
, fut la réaction immédiate de Bill.

Comme il a assez bien exprimé ce qu'on pense tous, on s'abstient d'ajouter quoi qu ce soit et on laisse Bil se débrouiller tout seul comme un grand avec ses idées arrêtées et David.
Je suis certain qu'il fera ça très bien. Bon, David n'est pas surpris, hein, y a pas de quoi l'être de toute manière, à mon avis il savait avant même d'ouvrir la bouche ce qu'il allait dire. Pauvre Bill tout prévisible.

" - Tu veux pas y réfléchir deux minutes ?
- Mais c'est tout réfléchi.
- Bill, c'est pas la mort de faire une fête ridicule avec quelques fans, on n'a pas dit qu'on allait toutes les embarquer et vous forcer à passer la soirée avec elles quand même !
- Je veux pas d'une bande de tarées en train de piailler pour immortaliser ma majorité.
- Ah. Est-ce que tu te rends compte qu'elles attendent que quelque chose comme ça soit organisée ? Et surtout que ces grâce à ces personnes dont tu ne veux pas entendre parler que tu es là où tu es aujourd'hui ? Que sans elles tu n'es quand même pas grand chose ? "


Aouch. Là il est pas sympa quand même. Il sait qu'il peut avoir Bill comme ça. D'ailleurs il a l'air choqué, ensuite triste, et puis on voit l'ombre de la défaite passer sur son visage. Il déteste cette idée qu'il n'est presque rien. D'autant qu'il est assez grand pour le penser tout seul, mais je suppose que ça doit lui faire plus de mal quand c'est quelqu'un d'autre qui le lui dit.
Il serre les lèvres, foudroie David du regard, mais il a perdu.

" - D'accord, d'accord. Mais pas trop. Pas plus de vingt. Même moins si c'est possible. Et arrangez-vous pour qu'elles aient plus de seize ans. Ca vaudrait rien cet anniv si je peux pas me bourrer la gueule pour oublier...tout. "

Voilà, et donc David est satisfait, il va pouvoir dire à Benjamin qu'il a une nouvelle fois remporté une victoire sur nous, et ça lui évitera de se faire encore insulter. Parce que Benjamin n'est pas tendre quand les choses ne vont pas comme il veut.
Bill a l'air très énervé. Ca se comprend.
Il se lève et sort. On le suit du regard. david nous dit qu'on peut y aller, et qu'on fait ce qu'on veut pour le dîner et le reste. Super, je suppose que c'est notre récompense pour avoir accepté.
Parfois j'ai l'impression qu'ils nous prennent vraiment pour des gamins. Ou pire. Que hop on nous met une récompense sous le nez et qu'on oublie. Je ne suis pas sur qu'on fonctionne réellement comme ça. Personne ne marche comme ça.

[...]

POV Bill

Ben voilà, il doit être onze heures et on est déjà rentrés. C'est un peu ma faute, je crois. je suis de tellement salle humeur que sans les efforts désespérés de Georg et Tom il y aurait vraiment eu une ambiance de merde au dîner. Je suis chiant, en fait.
je remarque ça, comme ça. C'est horrible, je suis certainement l'un des mecs les plus insupportables du monde, et j'ai quand même des gens qui m'aiment. Le monde est assez mal foutu. Gustav et Georg disent quelque chose que je n'entends pas. Comme je suppose que c'est un truc du genre "Bonne soirée" ou "Bonne nuit", je souris et fait un vague signe de la main.
Je suis Tom. Il parle beaucoup plus quand on est pas seul tous les deux. En même temps plus que pas du tout c'est pas très difficile. J'ai dit vraiment plein de choses idiotes tout à l'heure. Mais je m'en moque, parce que j'étais dans ses bras.
J'arrive pas à croire que je me suis laissé faire pour cette connerie de fête d'anniversaire. Décidemment, plus les 18 ans approchent, plus les choses se passent mal. Freiheit mon cul, oui. Plus le temps passe, plus je me sens prisonnier. Tout ce qu'il me reste, c'est Tom et TH. Le reste, ce n'est pas à moi. Rien. Et d'ailleurs, je n'en veux pas.

J'avais pas fait attention, mais on est déjà dans la chambre, et personne n'a toujours prononcé aucune parole.
Je passe me démaquiller à la salle de bain et quand j'en ressors rien n'a changé.
L'atmosphère craint. Tom est immobile au milieu de la chambre. Il attend quelque chose. Mais quoi exactement ? je suis sur qu'il ne le sait pas lui-même. Mais moi, ce que je veux, je le sais, tellement bien que je n'ai aucune hésitation concernant la marche à suivre.
La pièce est faiblement éclairée par une lampe sur une commode. Cette semi-pénombre est assez engageante, même si je n'ai pas besoin d'être plus encouragé.
Je marche lentement, juste pour qu'il m'entende, qu'il me sente arriver. Il se crispe un peu mais moi je frissonne. Puis brusquement je me colle contre son dos. " Je t'aime. " Je respire son parfum, je savoure le contact, et il se détend. " J'ai envie de toi. Toi tout entier. Rien que pour moi. " Tout va bien, je n'aurai même pas l'impression de le forcer.
Je déplace quelques dreads et embrasse sa nuque découverte. Je sens le frisson qui le parcourt et j'adore ça. Je glisse mes mains sous son ample T-shirt et entreprend une exploration de sa peau en mordillant son lobe d'oreille. Pour l'instant, j'ai l'impression qu'il hésite. Il faudrait qu'il réagisse un peu plus, c'est tout de même mon frère le Don Juan ultime, hein - bon d'accord, il Don Juante des filles. Et alors ?
Je regarde où est le lit. Pas loin. Tout est parfait, sauf mon Tom qui refuse de s'abandonner. Il m'énerve...Il m'énerve tellement que je m'enlève de derrière lui pour venir savament me coller à lui de face, l'embrassant fougueusement et appliquant hardiement mon bassin contre le sien.
Ah, quand même, il répond. C'est même mieux que ça. Il embrasse merveilleusement, il est doux, il met fantastiquement bien ses mains sur mon cul, sa langue descend mon cou et un gémissement franchi mes lèvres que j'avais tenté jusque là de faire taire.
Il me soulève et je l'aide en enroulant mes jambes autour de lui pendant que mes mains se crispant parfois dans son dos lui impriment des marques d'ongles. J'espère fugitivement que ça ne fait pas trop mal mais j'oublie peu après comment penser parce qu'il me laisse choir sur le lit en se positionnant au dessus de moi. Ah évidemment, les "hétéros", ça a l'habitude de dominer. Cependant je n'ai pas l'intention de me plaindre. Il fait ce qu'il veut. Il me fait ce qu'il veut.
Il n'hésite pas longtemps et soulève mon T-shirt par le bas [ naaaaaan tu veux qu'il te le soulève par où ? ] en remontant peu à peu tout en couvrant ma peau de baisers au fur et à mesure de sa si délicieuse - et si frustrante par sa lenteur - progression. Il s'arrête sur mon téton droit et je m'accroche violemment à ses épaules.
Finalement il m'enlève mon T-shirt et l'envoie valser. Il attrappe mes poignets et me plaque d'une main les bras en arrière [ Putain, est-ce que quelqu'un voit ce que je veux dire ? Bon, je détaille au cas où : Bil il a les bras en arrière - càd au dessus de sa tête et il est allongé, vous suivez ? Et Tom il l'a mis comme ça en lui croisant les poignet et il les tient d'une main. Si vous voyez toujours pas...ben j'y peux rien u_u" ] et m'embrasse, son autre main se balade sur mon ventre, s'attarde sur l'étoile puis s'aventure vers ma ceinture.
Là, je dois réagir, il n'est même pas question qu'il garde ce T-shirt qui me sépare honteusement de lui. Au prix d'un effort surhumain je dégage mais bras, Tom surpris cesse son baiser, je me redresse et me ressaisis de ces lèvres qu'il avait cru pouvoir m'enlever, passe mes mains sur son torse et enlève rapidement cette ignoble barrière de tissu - qui, mis à part qu'elle m'empêche de le sentir tout contre moi n'a rien d'ignoble.
Je le regarde dans les yeux en essayant d'exprimer par ce regard tout mon désir, mon amour, et l'envie que j'ai de lui, et aussi qu'après cette brève interruption il peut reprendre où il en était.
Il était très bien parti. Il sourit et me ralonge, reprend mes poignets que je lui cède de bonne grâce [ en entrant dans la chambre, Bill a posé ses mille et uns bracelets ]. Il passe sa main sous mon jean et trouve sans difficulté mon membre tendu. Mon corps s'arque quand il passe sous mon boxer. Il libère mes bras et mes lèvres, descend le long de mon cou, embrasse mon ventre puis défait ma ceinture. Je m'agrippe aux draps et il ouvre le bouton. Je me mords les lèvres et il défait la fermeture. Il descend lentement mon jean d'une main et le laisse tomber au pied du lit, puis remonte vers moi, plonge ses yeux dans les miens. Je me soulève et l'embrasse passionnément, fermant mes bras autour de son cou. Ses dreads me caressent le visage et le cou.
Je caresse ses épaules de la main droite, puis je m'extrait de sous lui et m'agenouille, j'embrasse brèvement ses lèvres puis met mes mains dans son baggy qui apparemment ne demande qu'à tomber plus bas. Il est exaucé et Tom agite les jambes pour qu'il vire définitivement de là.
On se regarde un peu, on se détaille. On se découvre. Alors qu'on se connait si bien.
Mais moi, je n'ai pas envie de patienter encore trop longtemps.
Un " Tom..." suppliant s'échappe de mes lèvres entrouvertes.
Il me sourit et approche ses mains de mon cou pour détacher mes colliers. Je sens son souffle, je sens sa peau, je le sens si près de moi. C'est si délicieux et insupportable. Il les dépose par terre et se colle à moi en s'agenouillant au dessus de mes jambes [ là encore, vous voyez ou pas ? ], m'embrasse le front, passe ses mains dans mes cheveux.
Puis enfin ses mains descendent, passent dans mon boxer par derrière et le descendent.
C'est bizarre, je rougis. Je ne rougis jamais d'habitude. Peut-être que c'est parce que je l'aime. Je l'aime...Je dois avoir plein d'étoiles dans les yeux, là. J'y peux rien moi si je suis heureux.
Je vois qu'il commence à être moi sur de lui. Normal, et oui mon Tom chéri, les garçons ça ne fonctionne pas tout à fait comme les filles sur ce plan-là. Enfin, je dois l'aider. Je vais m'appliquer.
Je l'embrasse dans le cou tout en passant mes mains sur son sexe [ Aaaaaaaah sexe *love* bref. Nan, ce que je veux dire c'est que je refuse d'écrire "virilité". J'aime pas. Voilà, vous pouvez recommencer à lire. ] à travers le tissu. Il résiste, saleté, allez, c'est pas honteux de gémir...Mais ça me motive plus, si j'en avais besoin.
Donc, je considère que ce tissu aussi est superflu et je l'enlève doucement, en prenant bien mon temps et en m'appliquant à ce que Tom ne puisse plus se retenir. Ca marche et j'adore cette voix.
Je plaque mon torse au sien, gardant une main sur son bas-ventre, l'autre se frayant un chemin parmi ses dreads, et je l'embrasse encore et encore. Tant et si bien qu'un filet de salive coule le long de sa joue [ Aaaaaaaaah *bave* - vous remarquerez que 'salive' ça fait un peu mieux que 'bave' ] . Doucement je le tire vers moi pendant que je m'alonge.

" Tom...Tu vas me faire attendre encore combien de temps comme ça ? J'en - peux - plus ... " dis-je d'une voix entrecoupée de soupirs parce qu'il semble avoir compris et que ses caresses sont délicieuses. Il se penche sur moi et j'en profite pour lui sussurer quelques obscénités pleines de tendresse. Je caresse sensuellement et embrasse son torse en attendant qu'il triomphe de ses incertitudes futiles.
Je me cambre quand il introduit - certes prudement - un doigt en moi. Puis deux. je m'accroche à lui, je le respire, je le savoure, je m'imprègne de son être. N'empêche qu'il s'y prend drôlement bien. Mais où a-t-il appris tout ça ? Tom, es-tu vraiment hétéro ? Oui, bon, la réponse est évidemment non. Merde. je vois pas ce que je fous à me poser des questions à la con dans un moment pareil.
Je l'embrasse et m'arrange pour que le chemin soit simple à suivre. Allez Tomi, tu veux quoi, une pancarte ? Un plan peut-être ?
Et avec une infinie douceur et une infinie prudence il me pénètre enfin. Oh, je ne voudrai pas penser vulgairement mais elle est d'une taille respectable, je trouve.
En quelques mouvements du bassin je l'amène plus profond en moi et je me pends à son cou [ remarque : ce lemon est géant - I mean : long =p ], murmurant des "je t'aime" passionnés.
En quelques baisers et caresses bien placées - eh ouais j'ai appris mes zones érogènes, moi - il perd sa retenue et ses coups de reins deviennent nettement plus vigoureux et assurés.
Si je me contentais au début de soupirer et gémir, je suis depuis longtemps passé au petits cris, et maintenant je doute qu'il y ait une seule personne dans tout l'hotel qui ne m'entende. [ Eh oué, mais on s'en fout. ]
Tom n'est pas en reste mais il semble que ma puissance vocale soit supérieure à la sienne.
Par contre ses hanches ont une puissance qui est indéniable et je ne pense pas qu'il se passe encore longtemps avant que ma jouissance n'atteigne ses sommets.
Je réalise que l'amour c'est plus important que je ne le pensais, même en matière de cul. Il y en a des bien plus expérimentés qui me sont passé dessus, mais jamais je n'ai ressenti une pareille volupté [ vive le dictionnaire des synonymes ].

" Hannnn...T...Tom...Hn ! Tom ! Tom ! Hann ! " [ admirez les onomatopées choisies avec soin et amour, et surtout bon goût - je reste modeste ] Je ne crie plus, j'hurle. Je ne sais pas comment mes cordes vocales et nos tympans résitent à ça.

Mes mains dérapent soudain sur son dos alors qu'il se redresse. Le sentir ainsi fait s'effondrer toutes mes résistances et nous jouissons alors presque simultanément. Il se laisse doucement retomber sur moi et je l'enlace - remarquant par la même occasion que je lui ai bien amoché les épaules, les griffures et les marques d'ongles ne se comptent plus.
Il bouge mais je murmure "Reste un peu", et il m'embrasse.
Sa peau contre la mienne. Il est en moi. Il est à moi. Et surtout je suis sien. En cet instant nous sommes soudés aussi bien mentalement que physiquement - si seulement cet instant durait toujours. Mais rien ne dure jamais éternellement et je le sais.
Il me quite et s'allonge à mes côtés. Je me rapproche et pose mes lèvres sur son cou. J'aspire. Doucement puis passionnément. Je les enlève et observe mon oeuvre.
Magnifique suçon. Ma marque. Quoi qu'il y a des traces de mon passage ailleurs sur son corps, mais je trouve que ça marque bien ma possession.
Je lèche ses lèvres et il m'embrasse fougueusement - enfin avec la fougue qu'il lui reste.
On reste environ dix minutes enlacés, ou peut-être plusieurs heures, ou même une éternité. je ne veux pas entendre pareler d'unités de mesure concrète. Le bonheur, ça ne se mesure pas.
Et c'est surtout éphémère, volatile, insaisissable, et incroyablement traître.
Tom déserre son étreinte. J'en profite pour me glisser vers le bord du lit et chercher des yeux mon boxer. Je le trouve, m'en empare et le mets. Je me retourne vers lui et remarque qu'il a eu la même brillante idée. Tiens, on a tout salopé les draps. Tant pis. Pourquoi est-ce que je cherche à détourner mon attention de Tom, déjà ? je le regarde à nouveau. Il y a quelque chose qui ne va pas. Je le lis sur son visage. Mon coeur se serre avant même qu'il ait ouvert la bouche.
Et sa voix s'élève alors pour annoncer la sentence.

" Bill...Je me demande si...on n'aurait pas fait...une erreur.
- Pardon ?"


POV Tom

Je n'aurai pas du dire ça. Je ne sais même pas si je le pense vraiment.
Mais la réaction de Bill est normale, prévisible et prévue, et surtout justifiée. Il me foudroie du regard, je vois qu'il est au bord des larmes et il agrippe le drap pour ne pas trembler.

" - Tu peux répéter ? Sa voix...je ne sais pas si elle est brisée parce qu'il a trop hurlé ou parce qu'il ravale ses larmes.
- Je...je crois qu'on s'est...qu'on a...commis une erreur.
- Tu te fous de moi ou quoi ?
Comment il fait pour pouvoir encore crier ? Tu sais combien d'années je t'ai attendu ? Tu sais combien de temps j'ai espéré ? Toutes les fois ou j'ai été désespéré ? A quel point j'ai pu souffrir ? Et mes nuits sans sommeil, tu peux les immaginer ? Si c'était pour me faire ça après, il valait peut-être mieux contrôler tes pulsions ! Je sais pas si t'es au courant, mais j'ai un coeur, moi ! Je regrette. Mais je ne sais pas ce que je regrette. De lui avoir fait l'amour ou d'avoir dit cette connerie. C'est un peu tard pour me poser la question. Je me casse. "

Il s'habille en vitesse et sort effectivement. Mais il revient cinq minutes plus tard, l'air pas vraiment dépité mais plutôt de quelqu'un qui se sent ridicule. Certainement parce qu'il se sent ridicule car il est effectivement un peu ridicule, là. Il va vers son lit.

" J'suis con, on a pris une chambre à deux. Je peux même pas te fuir. "

Ne le dis pas. Ne dis pas que tu veux me fuir, même si ça doit être la vérité. Ne me dis pas que tu m'en veux, même si tu dois forcément m'en vouloir.
Ne me dis pas à quel point je te déçois, parce que je le sais trop bien.
Et il ne dit rien. Mais c'est moi qui suis ridicule, à l'implorer mentalement de ne pas me rendre triste alors que je viens de marcher impunément sur son coeur. Et ce qu'il en reste doit me haïr.
C'est plus fort que moi, il faut que je parle.

" - On est allé trop vite...on ne --
- Trop vite !? Putain dis pas n'importe quoi ! C'est pas comme si on avait une relation fraternelle "normale", Tom ! Et depuis longtemps ! Ca a toujours été plus qu'ambigu ! Alors arrête de te chercher...je sais même pas quoi d'ailleurs ! T'es vraiment c --
- Bill...je --
- Non mais tais-toi. Je veux pas t'entendre. Et dis pas quelque chose que tu pourrai encore regretter, puisque t'es pas foutu d'assumer. A cause de tes conneries...j'vais dev'nir dingue, moi.
- Bill...je t'aime. Pardon.
- ... T'as pas entendu ou t'as pas compris ce que je viens de te dire ?
Il était allé éteindre la lampe et me tournait le dos. De la lumière filtre à travers la fenêtre - éclairage nocturne - et je vois qu'il est subitement retourné. Dis - pas - n'importe - quoi.
- Mais c'est PAS n'importe quoi. eh oh, je croyais que tu m'aimais ! Ca devrait de faire plasir que ce soit réciproque, non ? Tu veux QUOI exactement ?
- Je...oui...je...M...mais..."


Et merde, je voulais pas le brusquer. Oui, enfin c'était déjà complètement raté de ce que côté-là. Il ne sait plus quoi dire, il est encore paumé. Décidemment Bill est assez instable côté humeur ces temps-ci. Et là c'est de ma faute. Si ça se trouve le reste du temps aussi d'ailleurs, puisque lui contrairement à moi il s'est avoué ses sentiments depuis longtemps. Totalement.
Merde, je me sens coupable, là.

" - Je sais pas, je sais pas ! Je t'aime, et c'est tout ce que je sais, moi ! Ajoute pas un nouveau problème Tom...Aide-moi, au lieu de ...
- D'accord, d'accord...
Je descends de mon lit et m'avance vers lui. Calme-toi. Je le prends dans mes bras et je lui murmure tout ce qu'il me passe de tendre par la tête, en essayant de ne pas envisager de conséquences. Sa respiration se calme peu à peu. Alors je dis "Je t'aime" et à mon grand désarroi ses épaules se mettent à trembler et son souffle irrégulier annonce ses larmes.
" Bill..." Mais il ne peut pas s'arrêter. Il "tombe" par terre lentement, je le soutiens et entoure ses épaules de mes bras. Putain, on voit rien...
Je le lâche - c'est douloureux - et me dirige vers là où je crois vaguement me souvenir que se trouve l'interrupteur. la lumière principale s'allume, et après le faible éclairage de la lampe et l'obscurité c'est très agressif pour les yeux. Je me retourne, Bill est toujours par terre, position oeuf.
Je me place devant lui et soulève son visage d'entre ses bras. Oh punaise, j'avais pas fait gaffe avant mais il a des cernes énormes. Ses yeux brillants et rougis me feraient faire n'importe quoi, alors je baisse les miens.

" Tu dors pas ? "
Il me regarde d'abord sans comprendre puis met ses mains devant ses yeux. Vu la gueule que ça lui fait, ces cernes, ça doit faire bien plus d'une semaines qu'il a pas eu ses six heures de sommeil. Si on me dit que ça aussi c'est ma faute, je vais finir par penser que je suis un mec ignoble.
Bon, au moins je comprends mieux le point auquel il était sur les nerfs ces temps-ci.
" - Depuis combien de temps ?
- Je sais pas..."

Mais comment est-ce qu'on peut être désirable avec une pareille tête de déterré ? Y a que lui qui en soit capable, hein ?
Il retire ses mains de devant ses yeux et me lance un regard implorant. Mais il implore quoi ? Je n'ai pas envie de comprendre. Je ne veux pas qu'on ait besoin de moi, je ne suis pas capable d'être là pour quelqu'un, même si j'en ai tellement plus qu'envie.
" - Ecoute Bill...Désolé mais je peux pas.
- Tu peux pas QUOI !? Je t'ai encore rien demandé !
s'exclame-t-il - très fort. S'il peut parler demain, ce sera un miracle.
- Non mais...Tu sais, je t'aime, c'est pas le problème...
- Parce qu'il y a un problème ?
- Mais...je ne peux pas...T'es mon frère, merde !
Putain...C'était pas ce que je voulais dire. je ne le pense pas. pas moi. Pourquoi j'ai dit ça ?
- Et alors ? Son regard s'est durçi, j'ai vraiment dit une connerie. En fait t'as juste PEUR ? Mais de quoi ? Du qu'en dira-t-on peut-être ? Mais bordel Tom ! J'ai pas besoin de l'approbation de qui que ce soit ! J'ai pas besoin des "autres" ! J'ai juste besoin de TOI.
- Je...
C'est vrai que vu comme ça, rien ne m'empêche de faire ce dont je crève d'envie. Mais qu'est-ce que je veux, moi, exactement ? Et ce que je ne veux pas, c'est quoi ? Apparemment, je veux pas être heureux. mais j'aimerai tant que Bill, lui, le soit. Je suis un idiot. Un imbécile. "Vraiment con".
Bill me regarde et a l'air profondément déçu. Il a de quoi l'être. Je suis nul.

" Je vois. de toi aussi, j'attendais mieux. Ne compte pas que j'essaie de te faire changer d'avis. Je suis certain que j'aurai pas de mal, mais je préfère attendre. Attendre que tu sois capable de faire quelque chose de bien avec autre chose qu'une guitare ou ta queue. [ La phrase que je liebe <3 ] Qui sait, peut-être qu'un jour tu te rendras toi aussi compte que c'est horrible, l'attente. "


Je ne trouve rien à répondre, d'ailleurs il n'y a rien à répondre. Parce qu'il a raison d'un bout à l'autre.
Il se couche et éteind la lumière. Moi je remonte sur mon lit et je sais bien, déjà, que même si c'est lui qui étouffe tant bien que mal ses pleurs dans son oreiller, c'est moi qui craquerai le premier.
Et je m'endors en respirant son odeur, des remords plein mon coeur.
[ J'aime bien mes quelques phrases de fin <3 ]

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Et voilà, fin du chapitre 4, qu'avez-vous pensé de mon humble premier lemon de cette fic ? Soyez honnêtes ^^. Enfin bref, il était long et par conséquent long à mettre en page. J'ai souffert.

Alors ben...Commentez, quoi.

Sinon, j'ai lu quelque part sur le net que le soir de leur anniversaire, Bill - sans doutes aidé par la boisson - aurait effectivement fait son coming-out à travers un message sur le myspace de TH, mais malheureusement le message a été supprimé très vite.
Hum hum...C'est intéressant, je trouve.
Enfin, info ou intox ? ben j'sais pas, hein.
Mais si c'est de l'info c'est quand même désespérant.
Les hétéros merveilleusement beaux seraient bel et bien une espèce en voie de disparition.

<3

Alles Gute zum Geburtstag Gustav !
En retard, évidemment.
Je voulais le poster hier ( le chapitre ) pour être bien au bon moment, mais j'ai eu la flemme u_u".
Bah, c'est l'intention qui compte.

Alles Liebe
Kanha

# Posté le dimanche 09 septembre 2007 03:22

Modifié le dimanche 09 septembre 2007 13:44